Enseigner les Sciences de la nature

logo ensl   Logo du ministère de l'éducation
logo CIRI logo Immuniser Lyon
logo LBMC logo Musée Mérieux
Logo Inserm igfl igfl logo CREATIS
Logo du Museum national des histoires naturelles
Logo du musée de Confluences
logo geo 3d
Logo de Lyon 1 logo lgltpe 
Logo du Museum national des histoires naturelles
Logo du musée de Confluences
logo LBMC
logo LBMC
logos composé logo COP In My City logo Investissement d'avenirLogo du musée de Confluences
logo Météo France Logo du musée de Confluences
logo EVSlogo Grand Lyon
Vous êtes ici : Accueil / Thématiques / Biodiversité / Accompagnement pédagogique / Accompagnement au Lycée / Pomme et verger / Une bonne pomme aujourd'hui / Rechercher de nouvelles variétés résistantes

Rechercher de nouvelles variétés résistantes

Pour réduire les pesticides

Travail de Pascale Naim

Le PNNS (Programme National Nutrition Santé) encourage à manger au moins 5 fruits et légumes par jour. Le fruit le plus consommé en France est la pomme. Des améliorations incessantes, fruit du travail de la recherche agronomique (recherche publique) et phytopharmaceutique (recherche et développement au sein de firmes phytopharmaceutiques) ont mené à des pratiques culturales qui apparaissent aujourd'hui discutables.

La pression économique et le durcissement des critères de qualité du fruit ont mené à une forte utilisation de produits phytopharmaceutiques. Paradoxalement, la tendance actuelle dans les décisions socio-politiques est à la réduction des traitements phytosanitaires, comme en atteste le Grenelle de l'Environnement édicté en France en 2007.

 

 
Fini la recherche de variétés aux supers rendements. Désormais "tous les programmes d'améliorations variétales sont centrés sur la résistance aux maladies" constate François Laurens, spécialiste du pommier à l'Inra. Golden, Gala et Grand Smith, les principales variétés produites actuellement dans le monde, sont particulièrement vulnérables et des pommes plus récentes, comme la Pink lady par exemple, issue d'un croisement avec la golden sont encore plus sensibles", précise le chercheur de l'Inra.
Les systèmes de culture mis au point à l’Inra, applicables aussi bien en agriculture conventionnelle qu'en agriculture biologique, associent :
- des pratiques culturales (taille des arbres, élimination des feuilles tombées qui sont sources de la maladie à l’intersaison)
- des plantations en mélange de variétés peu sensibles et de variétés résistantes,
- de nouvelles variétés sélectionnées, combinant différents facteurs de résistances (qualitative et quantitative).

 Rechercher de nouvelles variétés résistantes pour réduire les pesticides.

Les nouvelles variétés qui sortiront de l'impasse la culture de la pomme,( pour un marché annuel de 600 millions d'euros) devront intégrer les gênes de résistances présents chez d'autre variétés qui, naturellement, ne se laissent pas envahir par les parasites. Ces espèces sauvages détiennent ce pouvoir puisque, sans le soutien de la chimie humaine, elles ont survécu aux maladies. Mais encore faut-il que leurs pommes soient bonnes à manger. Or, parmi la cinquantaine de pommiers sauvages, une seule espèce possède ces deux qualités essentielles.
Les scientifiques l'avaient remarqués dans les montagnes du Kazakhstan il y a près d'un siècle, mais c'est seulement aujourd’hui en découvre tout la valeur. Avec des fruits gros comme le poing qui rivalisent sans complexe avec des nombreux cultivars modernes, " le pommier Kazakh a un très grand potentiel". Le pommier Malus sieversii, un pommier du Kazakhstan, détient en effet, grâce à sa formidable diversité génétique, les secrets de la résistance naturelle aux grandes maladies de la pomme.
 

 

Malus sieversii est étudiée au Kazakhstan.Photo : Hélène Bozzi

 


Mais ces pommiers primitifs sont menacés : 70 % de la forêt a déjà disparu. Une association, Alma, s’est créée pour préserver ce patrimoine.


Un extrait du documentaire de Catherine Peix:  http://www.terre.tv/fr/4306_lorigine-de-la-pomme--on-a-retrouve-le