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Vous êtes ici : Accueil / Thématiques / EDD / Dispositif climat, énergie et développement / Actualités 2005-2008 / Mars 2007 : Numéro spécial de Science pour l'année polaire internationale

Mars 2007 : Numéro spécial de Science pour l'année polaire internationale

Par urgelli — Dernière modification 05/12/2016 10:03
La banquise arctique retrécit en surface, mais pas forcèment en épaisseur...
Voir aussi l'article publié en écho à ce numéro de Science par le quotidien Le Monde, dans l'édition du 17 mars 2007.
Hervé Morin, "Cryosat, satellite d'étude des glaces, est attendu avec impatience par les climatologues"

L'année polaire internationale est un programme de recherche lancé le 01 mars 2007. Pour cette occasion, la revue Science a pubié un numéro spécial le 16 mars 2007. Les scientifiques disent manquer de données fines pour comprendre et prévoir l'évolution de la banquise. Ils constatent que leurs modèles donnent des résultats divergents : environ la moitié des modèles du GIEC tablent sur la disparition de la banquise arctique en été à l'horizon 2100 (voir figure 3). Les modèles fournissent donc une estimation du risque de disparition de la banquise avec un indice de confiance moyen à faible. Ces divergences proviendraient de la difficulté à prendre en compte dans les modéles la dynamique des masses d'eau (notamment celles qui sont gelées). Des phénomènes d'inertie rendent l'évolution de la banquise peu prévisible.

Ainsi, dans ce numéro de Science, l'article de M. Serreze et al. (abstract ci-dessous) signale que les données actuellement disponibles ne permettent pas de conclure sur l'évolution de l'épaisseur de la banquise. Même si des mesures ponctuelles effectuées par les sous-marins nucléaires américains et soviétiques indiquent une diminution d'épaisseur, de nouvelles évaluations montreraient une récupération modeste depuis 1996... En ce qui concerne l'évolution de la surface, entre 1979 et 2000, la perte serait équivalente à la surface de l'Alaska ! (voir figure 1).


   Observation de la surface de la banquise arctique en  1979  Observation de la surface de la banquise arctique en 2003

"Perspectives on the Arctic's Shrinking Sea-Ice Cover"
Abstract : Linear trends in arctic sea-ice extent over the period 1979 to 2006 are negative in every month. This ice loss is best viewed as a combination of strong natural variability in the coupled ice-ocean-atmosphere system and a growing radiative forcing associated with rising concentrations of atmospheric greenhouse gases, the latter supported by evidence of qualitative consistency between observed trends and those simulated by climate models over the same period. Although the large scatter between individual model simulations leads to much uncertainty as to when a seasonally ice-free Arctic Ocean might be realized, this transition to a new arctic state may be rapid once the ice thins to a more vulnerable state. Loss of the ice cover is expected to affect the Arctic's freshwater system and surface energy budget and could be manifested in middle latitudes as altered patterns of atmospheric circulation and precipitation.


Figure 1, Serreze et al. 2007 :
Extension de la glace de mer en septembre 2005. La comparaison des tracés bleu et rouge montre la variation moyenne saisonnière d'extension de la glace, entre les mois de mars et de septembre de la période 1979-2000. La réduction d'extension de la glace pour le mois de septembre 2005 correspond à 21 % par rapport à la période 1979-2000, soit une réduction de surface de 1.6 millions de km2, équivalente à la surface de l'Alaska.

Figure 3, Serreze et al. 2007 :
Résultats de 11 modélisations de l'extension de la banquise arctique (glace de mer), en mars et en septembre, sur la base du scénario SRES A1B* pour la période décennale 2075-2084.

- La majorité des modèles (proche de 100%, couleur rouge) prévoit une couverture faible de glace de mer pour les mois de mars.
- Par contre, seulement 40% environ de ces modèles (couleur verte) prévoit l'absence complète de glace à la surface de l'Océan Arctique central, durant les mois de septembre, pour la fin de ce siècle.

*Dans ce scénario, la quantité de CO2 atmosphérique attendrait 720 ppm en 2100.