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Controverses sur la responsabilité de l'homme dans le changement climatique récent

Par urgelli, publié le 26/07/2007, mise à jour le 05/12/2016
Les enseignants de géologie et de géographie en tension... quelques éléments pour éclairer le débat.

Document proposé par HG-Lyon et Benoit URGELLI (Académie de Lyon) :

Les questions de la responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique récent semblent ne plus faire de doute comme l’atteste les conclusions du rapport du GIEC publié en février 2007. L’immense majorité de la communauté scientifique va en effet dans ce sens, mais quelques experts continuent de nier l'origine anthropique du changement climatique récent. Certes la majorité n’a pas forcément toujours raison mais clamer envers et contre (presque) tous que l’on détient seul la vérité n’est pas non plus un gage de crédibilité.

Parfois occultée des débats scientifico-médiatiques, la prise en compte de cette controverse est importante pour les enseignants qui voudraient s'engager dans un projet d'éducation scientifique et citoyenne. En effet, nous pensons qu'il est nécessaire d’exposer à nos élèves les contenus et le fonctionnement de l'expertise scientifique sur une question socio-scientifique controversée et médiatisée.

Quels sont les arguments développés par ceux qui nient la réalité de l’impact de l’homme dans le réchauffement climatique ? Quel écho ces thèses ont-elles dans la communauté scientifique ? Quelle crédibilité doit-on finalement accorder à ces thèses minoritaires ?

 

La tâche proposée est immense. Force est de constater que répondre à ces questions est difficile du fait de notre statut d’enseignant et non d’enseignant-chercheur en sciences du climat. N’étant pas sur le terrain pour enquêter, nous ne pouvons nous en tenir qu’à la lecture d’articles dont il est parfois difficile de vérifier et/ou de critiquer les sources. Pour reprendre une expression de droit pénal, tout repose ici sur notre «  intime conviction » forgée dans un débat contradictoire entre la parole de l’un et celle de l’autre. S’il est facile de prêter peu d’attention aux rapports sponsorisés par telle ou telle grande entreprise pétrolière, cela l’est moins lorsque les thèses proviennent de personnes a priori indépendantes et aux qualifications universitaires reconnues.

La difficulté étant mesurée, et sur la base d'une analyse sur les réactions des climatologues aux travaux de certains sceptiques, nous pouvons repérer deux logiques d’approches de la question controversée de la responsabilité de l'homme dans le changement climatique :

  • La première est géographique, qualitative et descriptive. Elle prend ses distances avec les modèles numériques et est encline au doute vis-à-vis de la responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique.
  • La seconde, quantitative, est principalement le fait des sciences expérimentales (mathématiques, physique et chimie, sciences de la vie, sciences de la terre) pour qui la modélisation permet de démontrer la responsabilité de l’homme dans l’accentuation récente de l’effet de serre naturel.

Le corps enseignant n’est pas épargné par ces tensions. L’analyse des manuels de géographie de 2nde qui abordent la question (Marin, 2007) est sur ce point édifiante : une majorité évoque le doute sur la question de la responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique actuel. Ce doute n'est pas évoqué dans les manuels de SVT (Urgelli, 2004). Dans le même ordre d’idée, on peut facilement vérifier que les ouvrages du climatologue géographe sceptique Leroux sont présents dans la bibliothèque destinée aux enseignants de géographie tandis qu’ils sont proscrits dans celle destinée aux agrégatifs de SVT…

Les réactions de certains experts officiels face aux conclusions des sceptiques sont parfois surprenantes : elles sont pour certaines d’une rare violence et ne s’attaquent pas toujours aux thèses mais aux personnes. Elles permettent parfois de mettre en évidence des stratégies, conscientes ou non, permettant de tenir à l’écart du « centre » les individus « en marge ». Face à nos obligations d'enseignement et d'éducation scientifique et citoyenne, nous regrettons la réticence de certains scientifiques du « centre » à vouloir débattre avec ceux situés à la « marge ». Nous comprenons qu'accepter ce débat peut donner à ses adversaires une place que l’on ne veut pas leur accorder. Mais les arguments des uns et des autres doivent être clairement confronter pour éclairer les enseignants et leurs élèves, futurs citoyens, sur l'état de la question.

C'est probablement d'argumentaires sous la forme de celui proposé par Medialens à la suite de la projection par la chaîne britannique Channel 4 en mars 2007 du documentaire "The Great Global Warming Swindle" dont les enseignants ont le plus besoin. Merci aux journalistes indépendants qui ont contribué à la rédaction de ce document de contre-arguments, qui complète l'approche pédagogique qui confronte ce documentaire à celui d'Al Gore "An inconvenient truth".

Signalons également le débat argumenté entre un sceptique et un représentant de l'IPCC dans l'émission C dans l'air de France 5 intitulée "Quand la neige ne tombera plus". L'analyse est en cours...