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Débats : les propositions du Pacte écologique pour l'éducation

Par urgelli, publié le 11/12/2006, mise à jour le 05/12/2016
Cette iniative de la Fondation Nicolas Hulot et de son comité scientifique de veille écologique (CVE) peut lancer une réflexion sur les enjeux d'environnement et de développement associés au traitement de la question du changement climatique...
Dans le cadre de l'élection présidentielle française de 2007, le comité de veille écologique de la Fondation Nicolas Hulot lance des propositions politiques pour atteindre les objectifs d'un pacte écologique national.

La constitution scientifique du Comité de Veille Ecologique (CVE) de la Fondation
"Le CVE a pour rôle de préparer, sur des thèmes environnementaux notamment d'actualité, des prises de position permettant au président de la FNH, à celle-ci et aux membres du Comité, se réclamant alors de leur appartenance, d'exprimer auprès du grand public un point de vue étayé."

Pour les objectifs du Pacte écologique
à noter ceux qui concerne la recherche, la biodiversité, les énergies,...

Autour des propositions ouvertes aux débats
à noter celles qui nous concernent dans le cadre de la sensibilisation, de l'éducation et de la démocratie participative :

Mettre en place une grande politique d’éducation et de sensibilisation

Pour obtenir l’adhésion de la société au développement durable et susciter les changements de comportements qu’il impose, chacun doit disposer, préalablement, d’un niveau d’information et de sensibilisation qui soit en rapport avec cet enjeu. C’est pourquoi nous proposons la mise en oeuvre d’une grande politique d’éducation à l’écologie et au développement durable, incluant, outre l’éducation scolaire traditionnelle, l’information, la communication, la formation et la sensibilisation.

Ce chantier s’adresserait aux actuels et futurs décideurs, aux enseignants, aux écoliers et aux étudiants, aux acteurs de la société qui ont unmpact déterminant sur les équilibres naturels, mais aussi à l’ensemble de nos concitoyens puisque rien ne sera possible sans la participation de chacun.
Dans cet esprit, l’ensemble des programmes et activités scolaires, du primaire à la terminale, ainsi que les cursus supérieurs, devront être progressivement réformés afin qu’y soit intégré, lorsque cela est pertinent, l’enseignement des connaissances de base en écologie et en développement durable. Il ne s’agit ni de créer une nouvelle discipline ni d’augmenter les horaires mais d’imprégner l’ensemble des enseignements au même titre que l’orthographe ou la grammaire.

Parallèlement, une grande école de l’écologie et du développement durable sera mise en place afin de former, pour l’administration et pour les entreprises, un corps d’agents spécialisés.
En direction de l’opinion publique, l’Etat lancera régulièrement des campagnes nationales de communication et de sensibilisation en s’appuyant sur la télévision, la radio, Internet et la presse écrite.
L’État pourra également inciter chaque échelon territorial et professionnel à développer des politiques locales de formation et d’éducation à l’écologie et au développement durable."

Systématiser les procédures de démocratie participative

Afin que les démocraties puissent assumer leurs responsabilités face à la crise écologique, un des meilleurs moyens consiste à étendre l’expression démocratique. Nous proposons de recourir à des procédures de démocratie participative en soumettant systématiquement en amont au débat public toutes les grandes décisions nationales en matière de développement durable afin d’éclairer les choix des élus et de responsabiliser la société.
Lors des quelques expériences de démocratie participative menées jusqu’à présent, on a pu constater que des citoyens préalablement informés n’éprouvent aucune difficulté à prendre la mesure des problèmes et à proposer des solutions responsables.

Le débat public débouche sur un argumentaire. Mais il faut que le commanditaire, le pouvoir législatif ou exécutif, soit tenu de répondre publiquement à cet argumentaire, pour l’intégrer ou le réfuter. Nous proposons encore le suivi et la transparence qui va du vote d'une loi jusqu'à l'adoption des décrets d'application. Dans ces conditions le débat public permettrait de faire vivre la démocratie, responsabilisant politiques et citoyens, et contribuant à la détermination de l’intérêt général.
La mise en œuvre du développement durable devrait donc être systématiquement précédée par des débats publics dont l’organisation serait confiée à la Commission nationale de débat public (CNDP).

Tous les projets de lois concernant nommément le développement durable, ou affectant profondément l’une de ses dimensions, donneraient lieu automatiquement à une saisine de la CNDP.
Les débats ouverts permettraient la remontée de propositions « par le bas » sur des questions qui concernent tous les citoyens et qui constituent les principaux enjeux de notre temps.
L’exécutif et le législatif pourraient alors prendre leurs décisions en connaissance de cause.
Les choix finaux relèveraient toujours de la responsabilité du politique, fondement de notre démocratie.