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Les représentations profanes de l’effet de serre

Par urgelli, publié le 09/03/2007, mise à jour le 05/12/2016
Un article paru dans Natures Sciences Sociétés 2006. Pour les auteurs, la faible confiance du public à l'égard des autorités freinerait la prise de conscience des enjeux environnementaux liés à l'effet de serre...
l'article en ligne ici
Patrick Peretti-Watel, Béatrice Hammer (2006)
Les représentations profanes de l’effet de serre, Natures Sciences Sociétés, n°14, pp. 353-364


  L'introduction de la rédaction de Natures Sciences Sociétés :

L’effet de serre est encore sous-estimé dans le grand public, mais par-delà cet état de fait, des formes de connaissances cohérentes
sont en voie d’élaboration et renvoient à des représentations complexes où sensibilité au risque et rapport aux autorités s’entremêlent. NSS traite souvent la question cruciale de la mobilisation des savoirs, scientifiques et profanes, et de leur rapport à la
décision. En l’abordant à nouveau, mais à l’échelle du grand public, on entre dans un cas de figure où il ne s’agit pas de démontrer l’intérêt du savoir profane pour une bonne gouvernance, mais de voir en quoi des connaissances peu expertes renvoient à des logiques sociales et cognitives sous-jacentes que le décideur ne peut ignorer. Dans cette médiation entre science et politique, le rôle des sciences sociales est déterminant.

Résumé - Cet article étudie les représentations sociales de l'effet de serre à partir du Baromètre Environnement EDF-R&D 2004, en mobilisant également les enquêtes de l'ADEME réalisées entre 2000 et 2005. Au-delà des méconnaissances du public, l'effet de serre suscite des cognitions cohérentes productrices de sens, qui donnent des causes à leur objet en s'appuyant sur le cadre cognitif préexistant. Ce travail cognitif se traduit par des rapprochements qui échappent à la logique savante, entre effet de serre et couche d'ozone, pollution de l'air, voire nucléaire civil. Invisibles et controversées, les conséquences de l'effet de serre inquiètent peu le public, et pourraient renvoyer à des craintes d'élite. Enfin, si l'efficacité des actions engagées contre l'effet de serre par les autorités requiert l'adhésion du public, une faible confiance à l'égard de ces autorités freine la prise de conscience des enjeux environnementaux liés à l'effet de serre.