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Ressources scientifiques et des actualités

 

 

Données sur l'atmosphère et les océans

  • 2015 serait la première année dont la température franchira le cap de 1 °C de réchauffement par rapport à la période préindustrielle. Entre janvier et septembre, la moyenne des températures relevées à la surface de la Terre est ainsi supérieure de 1,02 °C à celle enregistrée, à période équivalente, dans les dernières décennies du XIXe siècle. Le réchauffement se ressent aux pôles. Ainsi, la température de l’air arctique a dépassé la normale de 1,3 degré Celsius et atteint son niveau « le plus élevé depuis le début des relevés en 1900 », indique le dernier rapport du NOAA (National oceanic and atmospheric administration) sur les changements de l'Arctique dans son Arctic Report Card 2015. La température moyenne de l’air sur un an, à partir de relevés pris entre octobre 2014 et septembre 2015, a augmenté de 3 °C depuis le début du XXe siècle. Sur les onze mois de l’année, la température moyenne à la surface des eaux et des océans a dépassé de 0,87 °C la moyenne du XXe siècle, atteignant un plus haut jamais enregistré depuis 1880 et dépassant le précédent record atteint en 2014. Le mois de novembre, en particulier, a été le plus chaud depuis le début des annales, avec + 0,97 °C par rapport à la moyenne. C’est ainsi le septième mois consécutif à battre un record de températures. Le NOAA publie des cartes mensuelles et des rapports annuels sur l'état de l'Arctique depuis 2006 Climate Programm Office Suivre les informations et les dossiers éducatifs NOAA sur les réseaux sociaux et mobiles.

  • El Niño est un phénomène climatique naturel qui revient tous les trois à sept ans et fait grimper les températures du Pacifique tropical. Selon les observateurs du climat, l'épisode 2015 d'El Niño serait particulièrement fort, de l'ordre des trois épisodes les plus intenses relevés depuis 1950 en 1972-1973, 1982-1983 et 1997-1998. Il renforce donc la tendance lourde au réchauffement climatique en tirant les températures mondiales vers le haut, ce qui va probablement conduire à un réchauffement record du Pacifique tropical dépassant les 2 °C. L'épisode actuel d'El Niño serait également responsable des situations catastrophiques observées cette année 2015 dans les zones tropicales et subtropicales (sécheresses , inondations, cyclones). Le Met Office, l'équivalent britannique de Météo-France prédit qu'en raison du très actif phénomène El Niño, 2016 pourrait battre le record de l'année la plus chaude détenue en 2015 (entre janvier et septembre, la moyenne des températures relevées à la surface de la Terre est ainsi supérieure de 1,02 °C à celle enregistrée, à période équivalente, dans les dernières décennies du XIXe siècle).

 

Démographie, énergie et climat : l'équation explosive

La population mondiale : 1900 = 1,6 milliards; 2015 = 7,2 milliards; 2100 = 11 milliards. A chaque heure de chaque jour, il y a en moyenne 9300 humains de plus qu'à l'heure précédente.

Les besoins énergétiques doubleront pendant le XXIème siècle: 1900 = 6 400 milliards de kWh; 2015 = 150 000 milliards de kWh; 2100 = 320 000 milliards de kWh. La consommation d'énergie par personne a été multipliée par 5 en 115 ans et représente aujourd'hui une moyenne de 21 100 kWh par personne. Ce qui ne veut pas dire grand chose au regard de la très grande disparité des populations humaines. Ainsi, les chercheurs estiment qu'environ 20% de la population mondiale n'a pas accès à l'énergie, qu'un Européen consomme 37 000 kWh par an contre 83 000 pour un Américain. Comme la population mondiale va considérablement augmenter au cours de ce siècle, et que les pays émergents et en développement vont consommer massivement de l'énergie, la production mondiale devra atteindre 320 000 milliards de kWh en 2100. A chaque heure de chaque jour, nous extrayons des entrailles de la Terre 3,7 millions de barils de pétrole brut, 932 000 tonnes de charbon et 395 millions de mètres cubes de gaz naturel.

Les émissions cumulées de GES atteindront 4 700 milliards de tonnes de CO2 en 2100, soit très au-delà de la limite des 2 900 gigatonnes imposée par le Giec dans son dernier rapport pour se donner 50% de chance de maintenir le réchauffement climatique sous la barre des +2°C. Or, depuis le début de l'ère industrielle (1870), nous avons déjà émis 1 900 gigatonnes de CO2 et depuis 2010, le rythme actuel ne fait que s’accélérer. Si nous ne parvenons pas à stabiliser notre consommation de combustibles fossiles, nous dépasserons les 2 900 gigat en 2028. A chaque heure de chaque jour, nous relâchons 4,1 millions de tonnes de CO2 dans l'atmosphère.

La transition énergétique vers un monde décarboné: Selon ces données, les chercheurs dessinent la tendance au réchauffement de l'ordre de 2,5 à 3°C, soit quasi 1 °C de plus que le scenario du Giec RCP 2,6, seul à même de stabiliser le réchauffement à des niveaux comparables à ceux préconisés par l’accord de Paris. Selon les chercheurs, les moyens à mettre en œuvre pour inverser la tendance sont considérables et la transition énergétique doit immédiatement démarrer partout dans le monde. Premièrement, l’utilisation des énergies fossiles doit être considérablement réduite. Le tiers des réserves de pétrole, la moitié de celles de gaz naturel et la quasi-totalité des filons de charbon devront rester sous terre. Ensuite, tout l’investissement doit, dès à présent, être fléché vers les énergies décarbonées, Les renouvelables devront fournir la moitié de l’énergie mondiale en 2028. Soit le triple de leur production actuelle. Pour satisfaire notre appétit énergétique tout en le décarbonant au niveau des 2°C, c’est près de 13 millions d’éoliennes de 5 mégawatts qu’il faudrait mettre en batterie (et changer tous les 20 ans), une superficie de 600.000 kilomètres carrés de panneaux photovoltaïques (plus étendue que la surface de la France). Sans oublier les 2 millions de km2 de bassins où seront cultivées les algues qui produiront les carburants liquides de demain. les scénarios 2°C doivent généralement faire appel à des procédés permettant de ‘pomper’ du CO2 de l’atmosphère dans la seconde moitié du siècle (ou avant). Cette difficulté est implicitement reconnue dans l'accord de Paris qui note qu’en 2030 nous en serons à 55 Mdt équivalent CO2 alors qu’il faudrait être à 40. En effet, le texte mentionne qu'il faudra «parvenir à un équilibre entre les émissions anthropiques par les sources et les absorptions anthropiques par les puits de gaz à effet de serre au cours de la seconde moitié du siècle». Dit autrement, la décarbonation massive de notre système énergétique ne suffira pas pour stabiliser le réchauffement. L’humanité devra aussi recourir à des moyens (la forêt) et des techniques (à développer) pour réduire sensiblement la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère en quelques décennies.

 

La santé et le changement climatique

  • Changement climatique : menaces sur notre santé : Asthme, allergies, coups de chaleur, infections, cancers de la peau, accidents... le changement climatique ne s’attaque pas seulement à la biodiversité mais aussi à notre santé. À l’occasion de la COP21, le magazine Science&Santé de l'Inserm revient en détail sur cet enjeu sanitaire majeur du 21ème siècle qui pourrait sauver les négociations sur le climat. Dossier à feuilleter ou à télécharger.

 

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