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Exemple : raisonnement sur le cas 1

Cas n°1 : Phénotype masculin avec absence de puberté

  • A partir des données cliniques 

- Le phénotype est conforme au caryotype, ce qui signifie qu'il n'y a pas eu d'anomalie dans la différenciation sexuelle au cours du développement foetal (différentiation gonadique, voies génitales, organes génitaux externes). En conséquence, il n'y a pas eu de perturbation dans l'expression du gène SRY, la sécrétion des hormones testiculaires, testostérone et AMH.

- Puisque le développement pubertaire a été obtenu chez le patient grâce à des injections de testostérone, cela confirme que les organes cibles de la testostérone répondent bien à cette hormone, et que l'absence de puberté doit donc être due à un déficit de la production de testostérone.

- Cette hormone ayant été produite durant la phase foetale, cela signifie que les cellules de Leydig elles-mêmes ne sont pas en cause, mais qu'il doit s'agir d'un déficit du système de commande hypothalamo-hypophysaire. Plusieurs hypothèses sont a priori possibles : déficit de la sécrétion en GnRH, déficit au niveau des récepteurs à GnRH, absence de réponse des cellules hypophysaires à GnRH, anomalie dans la structure des hormones GnRH et LH affectant leur action.

  • A partir des données biologiques 

- Par référence aux valeurs standard, les dosages hormonaux confirment le déficit de sécrétion de la testostérone, mais ils indiquent une concentration de LH supérieure à la normale. Cela infirme les hypothèses relatives à la GnRH, ainsi que celle de l'absence de réponse des cellules hypophysaires à GnRH. L'hypothèse selon laquelle la LH secrétée serait non fonctionnelle est renforcée par le fait que son dosage par fixation à ses récepteurs spécifiques indique une concentration nulle.

- Les tests pratiqués confirment que l'hypophyse répond bien à la GnRH par une sécrétion de LH, et que les cellules de Leydig répondent bien à une LH exogène par une secrétion de testostérone.

- De toutes les hypothèses envisagées précédemment, reste celle d'une LH non fonctionnelle.

  • A partir des données génétiques et moléculaires

La comparaison des séquences de l'allèle du gène codant pour la LHB chez ce patient avec l'allèle LHB de référence révèle bien une différence au niveau du codon 74 (CAG74CGG). Cette mutaion du gène n'est pas neutre mais se traduit au niveau de la séquence protéïque par le remplacement en position 74 de la glutamine par l'arginine (Glu74Arg). On peut penser que ce changement a des conséquences sur la fixation de l'hormone à son récepteur. Les données génétiques confortent donc l'hypothèse retenue.

Remarque : Si à la fin de l'analyse des données biologiques, l'élève a retenu une autre hypothèse (exemple : absence de récepteur à LH), l'analyse génétique, en révélant l'dentité des allèles du gène codant pour le récepteur à LH du patient avec l'allèle de référence, lui permet d'infirmer cette hypothèse. Il a la possibilité de rechercher quel gène parmi les autres est muté chez le patient. De là il doit pouvoir expliquer les données cliniques et biologiques précédemment mal interprétées.