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Approche historique 2 - L’action des virus sur des cellules en culture

Par Naoum Salamé, publié le 28/04/2008, mise à jour le 27/06/2017

2 - Un changement méthodologique important : l’action des virus sur des cellules en culture

 

Durant les années 40 et 50, tout à fait indépendamment des travaux sur les virus cancérigènes, des groupes de chercheurs ont étudié la biologie de virus parasites des bactéries, les bactériophages. Ils utilisaient notamment une technique relativement simple qui consistait à répandre une suspension de bactériophages dans des boîtes de Pétri contenant un tapis de bactéries, pour étudier comment ces bactériophages agissaient sur les bactéries. En 1958 Rubin et Temin, virologues, appliquent cette technique à l’étude du virus du sarcome du Poulet. Ils mettent au point un protocole de culture de cellules embryonnaires (des fibroblastes) du Poulet et ajoutent au milieu de culture une suspension du virus RSV (Rous Sarcoma Virus, virus du sarcome de Rous).

icone document.jpg Document « Le virus du sarcome de Rous et les cellules en culture »,

Exploitation

Comme l’illustrent les figures du document, il apparaît dans les boîtes de Pétri des foyers infectieux d’autant plus nombreux que la concentration du virus est forte. Cela suggérait que chaque foyer devait provenir d’une cellule parasitée par le virus et qu’en conséquence l’observation du foyer au microscope devait apporter des enseignements sur la façon dont le virus RSV agissait.

Le même document permet de comparer des cellules normales à des cellules d’un foyer infectieux. Les cellules normales sont allongées, aplaties et forment une seule couche. Les cellules cancéreuses sont arrondies et s’empilent les unes au-dessus des autres. Cela souligne que le virus transforme les cellules normales : elles changent de morphologie et perdent ce qu’on appelle l’inhibition de contact. Celle-ci, propriété des cellules normales, désigne le fait qu’en culture les cellules cessent de se diviser lorsqu’elles se touchent. Les cellules cancéreuses, elles, continuent à proliférer.

Foci de cellules cancéreuses et non cancéreuses.JPG

Schéma associé au Foci-New.JPG


D'après ce site

Alors qu’en culture, les cellules normales doivent adhérer au support sur lequel elles se développent, ce n’est pas le cas des cellules cancéreuses qui forment plusieurs couches.

En conclusion, les figures ci-dessus montrent les cellules d’un foyer infectieux entourées de cellules normales et schématisent les propriétés des cellules cancéreuses en culture.


Une propriété du virus de Rous est indiquée dans le document à savoir qu’il ne tue pas les cellules qu’il parasite. Celles-ci produisent des virions tout en continuant à se diviser. Le virus a donc deux propriétés globales : il transforme les cellules qu’il parasite et se reproduit, se réplique à l’intérieur de ces cellules. C’est un point important pour la suite.

Le texte sur les cellules HELA humaines n’a rien à voir bien entendu avec le virus du sarcome de Rous. Il est là pour une réflexion éthique sur certains aspects commerciaux de la recherche et, sur le plan scientifique, pour dégager une autre propriété des cellules cancéreuses, à savoir leur immortalité.