Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Plateforme - ACCES
Navigation

Enseigner les Sciences de la nature

logo ensl   Logo du ministère de l'éducation
logo CIRI logo Immuniser Lyon
logo LBMC logo Musée Mérieux
Logo Inserm igfl igfl logo CREATIS
Logo du Museum national des histoires naturelles
Logo du musée de Confluences
logo geo 3d
Logo de Lyon 1 logo lgltpe 
Logo du Museum national des histoires naturelles
Logo du musée de Confluences
logo LBMC
logo LBMC
logos composé logo COP In My City logo Investissement d'avenirLogo du musée de Confluences
logo Météo France Logo du musée de Confluences
logo EVSlogo Grand Lyon
logo UDL
Logo Auvergne-Rhone-Alpes
logo UNISCIEL

Approche historique 3 - L’apport de mutants du virus RSV

Par Naoum Salamé, publié le 28/04/2008, mise à jour le 27/06/2017

3 - L’apport de mutants du virus RSV

 

Les années 60 sont celles où les études sur les virus et particulièrement les rétrovirus se multiplient et débouchent sur la découverte de leur structure ainsi que sur celle de leur cycle de vie.

icone document.jpg Document  « Structure et cycle de développement d'un rétrovirus »

Exploitation

Cela n’a été possible que grâce aux connaissances en biologie moléculaire établies par ailleurs. Les points cruciaux sont la découverte que le matériel génétique de ce virus était de l’ARN en 1960, et celle en 1970 de l’existence chez ce virus d’une enzyme, la transcriptase inverse qui catalyse la synthèse d’une molécule d’ADN à partir de l’ARN. Ce dernier point était contraire au dogme de la biologie moléculaire et allait permettre d’établir le cycle de vie d'un rétrovirus.

Il faut bien noter que la structure du rétrovirus du document, ainsi que les indications sur son génome sont celles d'un rétrovirus non cancérigène (rétrovirus ALV, proche du RSV, sur le document).

 

icone document.jpgDocument  « Informations fournies par les mutants du virus du sarcome de Rous »

Exploitation

Au début des années 70, l’étude de mutants du virus RSV allait permettre d’expliquer le mécanisme de l’action cancérigène de ce virus. Un mutant comme celui mentionné dans le document était capable de se répliquer dans les cellules de poulet en culture mais s’avérait incapable de les transformer en cellules cancéreuses. Un autre mutant transformait bien les cellules mais ne se reproduisait pas.

Ces mutants montrent une dissociation entre les deux actions du virus RSV à l’intérieur des cellules parasitées : sa réplication d’une part, sa capacité de rendre cancéreuse la cellule d’autre part. Ces actions sont indépendantes. Comme le mutant non transformant a un génome (en ARN) plus petit que celui du virus initial, cela suggérait que la mutation, à son origine, était une délétion d’une partie du génome, cause de l’action cancérigène. On a situé l'endroit où se trouvait ce fragment ce qui a permis d’avoir une vision plus complète du génome du virus RSV.

La figure ci-dessous illustre bien l’état des connaissances vers 1973.

biochemical definition RSV-New.jpg

La cellule arrondie du haut indique que le virus est transformant et les virions qui « bourgeonnent  » qu’il se reproduit à l’intérieur de la cellule. La figure du bas en vert indique une cellule qui a gardé sa forme normale de fibroblaste, donc n'est pas transformée mais où le virus se reproduit.

Le point important est donc l’existence dans le génome du virus RSV d’un gène appelé src responsable de l’action cancérigène. Ce qui est schématisé ci-dessous.

 Virus mutant.JPG

D'après : G. Steven Martin : The road to Src. Oncogene (2004)

En haut : en (a) génome complet d'un virus sauvage ; en (b) génome d'un virus RSV non transformant. Au milieu cellules qui vont être infectées par une particule virale.

En bas : devenir de la cellule infectée. La forme arrondie traduit la transformation de la cellule. Le trait horizontal représente l'ADN viral (provirus). La réplication du virus est traduite par les virions qui bourgeonnent à la surface des cellules.