Enseigner les Sciences de la nature

logo ensl   Logo du ministère de l'éducation
logo CIRI logo Immuniser Lyon
logo LBMC logo Musée Mérieux
Logo Inserm igfl igfl logo CREATIS
Logo du Museum national des histoires naturelles
Logo du musée de Confluences
logo geo 3d
Logo de Lyon 1 logo lgltpe 
Logo du Museum national des histoires naturelles
Logo du musée de Confluences
logo LBMC
logo LBMC
logos composé logo COP In My City logo Investissement d'avenirLogo du musée de Confluences
logo Météo France Logo du musée de Confluences
logo EVSlogo Grand Lyon

Expériences de fusion cellulaire

 

Les expériences de fusion cellulaire

 

icone document.jpg Document « Les expériences de fusion cellulaire »

Exploitation

Comme l’indique le document, la cellule hybride résultant de la fusion in vitro entre une cellule normale (un fibroblaste) et une cellule cancéreuse possède initialement un double stock de chromosomes. Le problème à résoudre est simple : la cellule hybride possède t-elle le caractère malin de la cellule cancéreuse ou a-t-elle le phénotype d’une cellule normale ?

Pour le savoir, les chercheurs ont injecté ces cellules hybrides à des souris de même lignée dont le système immunitaire avait été affaibli par irradiation. Le tableau du document indique quelques-uns des résultats obtenus. On  constate que les 3 souches de cellules tumorales entraînent le développement de tumeurs chez les souris dans lesquelles elles ont été injectées, la souche Ehrlich étant la plus agressive car il suffit de 3 cellules pour causer la mort, ce qui témoigne de l’importance de la capacité de prolifération de ces cellules. On constate que le nombre de souris développant des tumeurs suite à l'injection de cellules hybrides est beaucoup plus faible, voire nul (hybrides de la souche MSWBS), que les cellules tumorales seules. Le schéma ci-dessous résume les conclusions de cette expérience.

Fusion cellulaire.JPG

D'après The Cell: A Molecular Approach. . Boston University. Sunderland (MA): Sinauer Associates; .

Nontumorigenic : capacité faible voire nulle à développer une tumeur.

On peut donc conclure que dans la cellule normale, il existe un mécanisme génétique, un ou plusieurs gènes qui s’oppose(nt) à la prolifération des cellules hybrides. Ce ou ces gènes devait(ent) être mutés et inactivés dans les cellules cancéreuses. Cela indique aussi que les allèles  « normaux » de ces gènes étaient dominants et les allèles mutés récessifs. On est là dans une situation bien différente de celle des gènes oncogéniques où l’allèle oncogénique est dominant et l'allèle proto-oncogénique récessif.

Cette expérimentation confirmait donc la vue prophétique de Boveri. Une observation complémentaire la validait encore plus. En culture, les cellules hybrides « expulsent » certains de leurs chromosomes et ce sont les chromosomes de la cellule normale qui sont éjectés. Or, certaines des cellules hybrides ayant perdu une partie de leurs chromosomes récupéraient leur phénotype cancéreux. Chez la souris, on a constaté que la seule perte du chromosome 4 suffisait. Cela suggérait qu’un ou plusieurs gènes suppresseurs de tumeurs chez la souris étaient localisés sur ce chromosome.