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Proposition d'exploitation pédagogique - Atelier 1 - Définir une maladie vectorielle à partir de l'exemple du Chikungunya

Par Aurélien Schwob, publié le 15/07/2019, mise à jour le 15/07/2019

L'atelier 1 permet tout d'abord de se renseigner sur ce que l'on appelle communément la piqûre du moustique, appelé repas de sang en entomologie. L'observation des pièces buccales permetr de mettre en évidence une organisation permettant la réalisation de deux fonctions principales : transpercer la peau à l'aide de pièces effilées et coupantes (mandibule, maxilles et labre) et aspirer le sang à l'aide de pièces formant un tube (labium).

Organisation des pièces buccales des moustiques vue de face (gauche) et en coupe (droite) (lr : labre, mx : maxille, md : mandibule, lb : labium, cs : canal salivaire - sources : Mcy jerry et Giancarlo Dessi - wikimedia - cliquer sur l'image pour l'afficher en taille réelle)

Lors du repas de sang, les pièces coupantes se regroupent et passent dans le canal formé par le labium, de la manière illustrée ci-après :

Utilisation des pièces buccales des moustiques lors de la piqûre / repas de sang (L : labre, Md : mandibule, Mx : maxille, Lb : labium - source : Encyclopædia Universalis - cliquer sur l'image pour l'afficher en taille réelle)

On comprend ainsi comme se fait l'absorption de sang (pas le canal formé par le labium). Et il apparaît également la présence d'un canal salivaire, permettant l'injection de salive lors du repas de sang. Le document 1 permet de comprendre que cette salive est injectée en amont du prélèvement du sang, et permet de faciliter le repas de sang par un double effet anesthésiant et anti-coagulant.

Notion importante : on met en évidence le moyen par lequel le vecteur peut injecter un liquide dans l'organisme de l'hôte humain lors du repas de sang, et comment il peut ingérer un liquide de ce même hôte par la même occasion. À partir de ce qui a été vu précédemment dans le chapitre concernant les pathogènes et leur mode de transmission, on peut ici élaborer des hypothèses sur la possibilité de contamination de l'hôte humain par le vecteur, et vice-versa.

Le document 2 permet quant à lui de mettre en évidence l'infection du vecteur par le virus du Chikungunya. Dans l'organisme du moustique, le virus infecte tout d'abord les cellules des voies digestives, avant d'infecter les glandes salivaires.

Notions importantes :

  1. On met en évidence que le vecteur est infecté par le virus. Il ne s'agit pas d'une seringue passive permettant le transport du virus, mais bien d'un organisme au sein duquel se fait une étape de multiplication du virus. Cela permet de répondre à des questions classiques sur les pathogènes transmis par les moustiques : le VIH ne peut par exemple pas être transmis par ce biais, car incapable de survivre et de se multiplier au sein du moustique ; même raisonnement pour expliquer la spécificité des virus par rapport aux vecteurs, car un virus ne peut se multiplier que dans certains vecteurs.
  2. De même, on met en évidence l'infection des glandes salivaires du moustique, qui permet la présence du virus dans la salive, et donc la contamination du vecteur vers l'hôte humain lors du repas de sang

Enfin, le document 3 permet de récapituler le cycle de transmission du Chikungunya entre les moustiques et l'Homme (que l'on nomme cycle urbain, par opposition au cycle sylvatique qui met en jeu d'autres Vertébrés comme des Primates).

Notion importante : les concepts de vecteur et d'hôte sont relatifs. Du point de vue du moustique, l'Homme est un vecteur !