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Proposition d'exploitation pédagogique - Atelier 3 - Expliquer l'expansion géographique du Chikungunya

Le document 1 permet de mettre en évidence que la zone de développement des vecteurs du Chikungunya est définie par le facteur température. La limite de cette zone correspond approximativement aux isothermes d'hiver à 10°C. Ces dernières correspondent aux limites à l'intérieur desquelles la température ne descend presque jamais en-dessous de 10°C, en se basant sur les températures des mois d'hiver (janvier dans l'hémisphère nord et juillet dans l'hémisphère sud). Ce constat fait normalement écho à la culture générale personnelle des élèves, qui font généralement spontanément le lien entre température et développement des moustiques.
NB : Pour ne pas complexifier cet atelier, il n'est pas fait de distinction entre les espèces de vecteurs.

Notion importante : le lien entre température et zone de développement des moustiques doit être mis en perspective avec la problématique portant sur l'expansion du Chikungunya en Europe. La formulation d'une hypothèse liée au réchauffement climatique est ici attendue.

Les documents 2 et 3 permettent de constater qu'en cas de réchauffement climatique, la zone de développement des vecteurs du Chikungunya s'étend vers les pôles. Le fait que cette expansion soit proportionnelle au réchauffement est un élément de preuve que ces deux paramètres sont liés (on peut signaler à titre indicatif, que le caractère dose-dépendant d'une réponse est un élément permettant de prouver la spécificité de la relation entre les paramètres étudiés).

L'exploitation du tableur peut se faire de diverses façons. Une proposition d'exploitation est disponible au Tableur Effet du réchauffement climatique - version prof et permet d'obtenir par exemple les graphique suivants (cliquer sur l'image pour l'afficher en taille réelle) :

On observe ici l'augmentation du nombre de personnes vivant dans une zone à risque pour l'infection par le Chikungunya en Europe au cours du temps dans un scénario optimiste de réchauffement climatique. On insistera sur le forte augmentation de la population à risque, qui est multipliée par un facteur 2 en 80 ans.

La situation empire logiquement avec un scénario moins optimiste concernant le réchauffement. On peut exploiter ces données de manière à quantifier l'impact de l'intensité du réchauffement sur la population à risque. Même si c'est schématique, tenter de limiter le réchauffement à moins de 2°C peut permettre de protéger 150 millions de personnes du risque de Chikungunya. Cela correspond approximativement à 150 000 victimes potentielles. Cet exemple a pour intérêt d'être probablement la conséquence la plus concrètement dangereuse pour les Européens du réchauffement climatique que l'on puisse mettre en évidence dans le programme de seconde.

Notions importantes :

  1. La dynamique de développement d'un pathogène vectoriel est entièrement dépendante de celle du vecteur. Favoriser le développement de ce dernier revient à favoriser le développement de la pathologie en elle-même
  2. On peut à partir de ce point enchaîner sur le fait que la lutte contre les pathogènes vectoriels se fait principalement par la lutte contre le vecteur, en se basant sur des ressoruces de santé publique comme celle-ci, celle-ci ou encore celle-là
  3. Le réchauffement climatique, par l'expansion des arboviroses, représente directement un risque infectieux pour les populations des régions actuellement tempérées