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Construire une échelle biostratigraphique

Patrick De Wever, Professeur

Géologie, Histoire de la Terre

Muséum National d'Histoire Naturelle

Les paléontologiques utilisent des échelles biostratigraphiques pour dater les échantillons qui contiennent des fossiles. L’utilisation de ces échelles nécessite un minimum de connaissance car ces échelles varient au cours du temps, elles ne sont pas établies une fois pour toutes. Etablir une échelle, ou en réviser une existante nécessite plusieurs étapes. 

1- Etape taxonomique :

Les échelles étant basées sur des espèces, il convient dans un premier temps de bien préciser l’acception des espèces utilisées. En effet de légères variations  de formes les font attribuer à telle espèce ou à telle autre, selon les auteurs ou la richesse d’une information. Il se peut en effet que là où les spécialistes ne distinguaient qu’un groupe, il apparait, avec la multiplication des données que telle forme plus effilée que telle autre est systématiquement plus ancienne ou plus récente que les autres. Les spécialistes sont alors tentés de la distinguer par le pouvoir stratigraphiques qu’elle est susceptible de porter. Au contraire des formes qui étaient distinguées peuvent n’être qu’une variation  d’une même forme. ?(exemple : Dimorphisme sexuel) Comme la mise au point d’une échelle se fait généralement par un groupe de spécialistes,ceux-ci commencent-ils généralement par redéfinir ensemble l’acception de chacune des espèces utilisées. On se doute que cette phase  peut être longue et animée. Les espèces sur l’acception desquelles les spécialistes ne s’accordent pas ne seront alors plus prises en compte. 

2- vérification des déterminations des espèces pour chaque échantillons

Les acceptions de certaines espèces ayant été éventuellement modifiées, il convient de retourner aux déterminations effectuées pour chaque échantillon et de la réviser en fonction des nouveaux contours qui ont reçu un agrément. Ce travail doit être conduit pour les différentes coupes, chaque spécialiste effectue ce travail dans son laboratoire. Bien entendu l’idéal est de disposer de coupes provenant de l’ensemble  du globe, faute de quoi les échelles n’auraient qu’une signification régionale ou restreinte à certaines latitudes etc. 

3- Traitement des données selon la méthode biochronologique appropriée (Ranking ou Scaling ou Associations unitaires, développées en xxxx)

A cette étape, on obtient une succession d’événements ou une succession de biozones mais pas encore d’âges, ni en terme d’étage ni en terme d’âges numériques. 

4 – Calibrage de l’échelle obtenue avec d’autres données paléontologiques ou radiochronologique.

Cette étape est indispensable pour passer d’une succession de zones à des âges utilisables. Ces différentes étapes soulignent qu’une échelle biostratigraphique n’est pas une référence