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BIBLIOGRAPHIE COMMENTÉE Masculin/féminin

 

En préambule et afin d’offrir aux élèves un cadre de réflexion critique :

 

  • Cerveau, sexe et liberté, Conférence de Catherine Vidal (neurobiologiste à l’Institut Pasteur), DVD Gallimard CNRS, collection Circo, 2007. Adaptée au public lycéen, cette conférence interroge les relations entre neurosciences et différences des sexes à l’aide de supports IRM notamment.
  • La différence des sexes, Françoise Héritier (anthropologue, professeur au Collège de France), Editions Bayard, collection « les petites conférences », 2010. L’ouvrage fait état d’une conférence tenue par la célèbre anthropologue à destination d’un jeune public.
  • Il était une fois les filles, dans cet essai tout récemment paru (mai 2011) et à destination de lecteurs adolescents (éditions Actes Sud junior), Patrick Banon (écrivain, essayiste, spécialiste des religions) décrypte les mythes et les religions afin de montrer comment ceux-ci mettent en place une « mythologie de la différence » destinée à légitimer une vision utilitaire des femmes et un certain nombre d’inégalités.

 

Pour les enseignants désireux d’approfondir les concepts que le contenu du programme de SVT mobilise :

 

Approche biologique

 

  • Le jeu des possibles, Essai sur la diversité du vivant, François Jacob (biologiste, prix Nobel de médecine), Editions Bayard, 1981.
    • Science, mythe et sexualité : Chapitre I, pages 17 à 24.
    • l’inné et l’acquis Chapitre III,

pages 103 à 107, encéphalisation d’homo sapiens, évolution du cerveau, du langage, de la pensée et de la conscience.

pages 107 à 116 « Presque tout ce qui caractérise l’humanité se résume par le mot culture. » « Comme tout organisme vivant, l’être humain est génétiquement programmé, mais il est programmé pour apprendre ».

 

Approche neurobiologique

 

  • Cerveau, sexe et pouvoir, Catherine Vidal & Dorothée Benoit-Browayes, Editions Belin, 2005.

Un ouvrage très synthétique qui reprend et met en lumière les enjeux soulevés par les théories et expérimentations neurobiologiques sur la différence des sexes. La question étant de savoir s’il existe des différences significatives dans les capacités intellectuelles, sociales, émotionnelles, physiques entre hommes et femmes et ceci quelles que soient l’époque et la société auxquelles ils appartiennent et si de telles différences sont innées ou acquises.

 

Approche pluridisciplinaire

 

  • Qu’est-ce que l’humain ? Pascal Picq (paléoanthropologue), Michel Serres (philosophe), Jean-Didier Vincent (neurobiologiste), Editions Le Pommier, collection « Le collège de la cité », 2003.

Une réflexion globale et synthétique est ici proposée sur l’inné et l’acquis, la nature et la culture, la biologie et les sciences humaines.

 

Approche anthropologique

 

  • Masculin/féminin, la pensée de la différence, (tome I), Françoise Héritier, Editions Odile Jacob, 1996.

A lire en priorité l’introduction et la conclusion.

Les chapitres I et II exposent les bases théoriques du travail de l’anthropologue. Elle s’attache à montrer les fondements de la valence différentielle des sexes et ses applications dans le domaine de la parenté.

Les quatre chapitres suivants mettent en évidence les pivots visibles et cachés de la différence hiérarchique des sexes.

Les chapitres VII à X présentent des images culturelles fortes de la masculinité et de la féminité.

Enfin, les deux derniers chapitres prolongent la réflexion à partir des représentations modernes liées aux techniques de procréation médicalement assistée.

 

Approche sociologique

 

  • La domination masculine, Pierre Bourdieu (professeur au Collège de France), Editions Points/Essais, 1998.

Chapitre III, « Permanences et changements ». Bourdieu analyse les structures de reproduction de la domination et de la vision masculine (famille, Eglise, Ecole, Etat).

  • Qu’est-ce que la distinction de sexe ?, Irène Théry (directrice à l’EHESS), Editions Fabert, 2011.

Une synthèse claire et accessible de l’ouvrage éponyme, publié aux Editions Odile Jacob en 2007.

Irène Théry aborde la distinction sexuelle non plus sur un mode substantiel mais relationnel ce qui conduit à penser le genre non pas comme un attribut des personnes mais une modalité des relations sociales.

  • Féminins / masculins, sociologie du genre, Editions Armand Colin, 2004. Ouvrage universitaire qui fait le point de façon très claire sur la question du genre.

 

Approche philosophique

 

  • « Dossier hommes-femmes, la confusion des genres », Philosophie magazine, numéro 11, juillet/août 2007.
  • L’un est l’autre, des relations entre hommes et femmes, Elisabeth Badinter, Editions livre de poche, 1987.
  • La tentation de Pénélope, Belinda Cannone, editions Stock, coll. L’autre pensée ; 2010.

 

Approche psychanalytique

 

  • Que veut dire « faire » l’amour ?, Gérard Pommier ; éditions Flammarion ; coll. Bibliothèque des savoirs ; 2010.

Dans cet essai de psychanalyse plutôt ardu, on pourra néanmoins lire le chapitre 3 intitulé « Invariants et variables de la sexualité humaine », qui traite de ce que l’auteur appelle « une bizarre bisexualité psychique » et de la notion de « genre psychique ». Le chapitre 4, « Les écueils du devenir féminin », est également intéressant.

 

Approche historique

 

  • Histoire des femmes en Occident, Sous la direction de Georges Duby et Michelle Perrot, Editions Plon, 1992 (l'ouvrage comprend 5 tomes,  de l'Antiquité au XXe siècle).

 

  • Histoire de la virilité, Sous la direction de Jean-Jacques Courtine, Alain Corbin et Georges Vigarello, Editions Seuil, 2011 (l'ouvrage comprend 3 tomes, de l'Antiquité au XXe siècle).

 

Approche littéraire

Assez peu de textes de fiction centrés sur cette problématique ; cela devrait néanmoins changer avec le «laquo; boum » que connaissent ces questions et l’émergence en Europe des gender studies à l’américaine. On peut toutefois (re)lire avec profit deux pièces de théâtre et quelques récits « classiques ».

  • Shakespeare, La nuit des rois (1601). Dans cette comédie, sous-titrée Ce que vous voudrez, Viola qui a perdu son jumeau Sébastien se travestit en homme sous le nom de Césario. Il s’agit pour elle d’une manière de se protéger du regard (et du désir) des hommes… ce qui ne l’empêchera pas de susciter celui des femmes !
  • Marivaux, La fausse suivante (ou Le fourbe puni) (1724). Spécialiste des déguisements et des changements d’identité, Marivaux s’en donne à cœur joie dans cette comédie où l’héroïne est une jeune fille fortunée qui se fait passer pour la suivante d’une dame riche, puis se travestit en Chevalier, afin de dévoiler les manigances de Lélio, un prétendant calculateur. La jeune fille devient ici garçon afin de mettre à jour les défauts des autres personnages.
  • Balzac, Sarrasine (1831). Cette nouvelle propose un récit enchâssé ; celui-ci relate l’histoire du sculpteur Sarrasine et de son amour malheureux pour une chanteuse d’opéra, Zambinella. La cantatrice se révèle être un castrat. Erreur sur le genre, erreur sur la personne.
  • Gautier, Mademoiselle de Maupin (1835). Dans ce roman, l’héroïne éponyme parcourt le monde sous le nom de Théodore en quête d’aventures galantes. La jeune fille se travestit afin de surprendre les secrets des hommes. Pour mieux les comprendre, pour ne pas se faire duper.
  • Ben Jelloun, L’enfant de sable (1985). Plus près de nous, le romancier marocain imagine l’histoire d’Ahmed / Zahra, l’histoire d’un fils fabriqué par un père qui a eu 7 filles d’affilée et ne peut accepter d’en voir naître une 8ème. Ainsi, dès sa naissance, la petite fille devient Ahmed. Imposture initiale qui va marquer sa vie, dans une société où les individus sont trop souvent réduits à des rôles et où le genre assigne à chacun une place inamovible.

Tous ces ouvrages sont disponibles en collections de poche.

 Approche cinématographique

Le 7ème art semble s’être davantage intéressé aux questions d’identité sexuelle et de genre ; sans doute parce que celles-ci permettent des inventions scénaristiques et peuvent donner le jour à des comédies savoureuses ou à des drames touchants.

Si on connaît peu Glen ou Glenda d’Ed Wood (1953, USA), une comédie dramatique teintée de fantastique qui met en scène la lutte intérieure d’un être pour savoir qui l’emportera en lui de l’homme ou de la femme, tout le monde ou presque garde en mémoire Certains l’aiment chaud de Billy Wilder (1959, USA), ou la tournée d’une troupe de musiciennes dans laquelle s’introduisent 2 hommes, interprétés par Jack Lemmon et Tony Curtis (travestis pour échapper à des poursuivants), ce qui donne lieu à des scènes burlesques et à la fameuse réplique finale : « Nobody’s perfect. »
L’année 1982 voit la réalisation de deux films dont le scénario repose sur le changement de genre : Tootsie de Sydney Pollack ( USA,avec Dustin Hoffman et Jessica Lange) et Victor Victoria de Blake Edwards (USA, GB, avec Julie Andrews). Dans les deux cas, le personnage principal est contraint, pour des raisons professionnelles et financières, de changer de sexe. C’est ainsi que D.Hoffmann devient une femme et J.Andrews un homme, ce qui entraîne son lot de situations scabreuses et comiques et de quiproquos.
Pedro Almodovar reprend le thème du travestissement dans Talons aiguilles (1991, Espagne). Miguel Bose y interprète le rôle d’un juge qui, la journée de travail finie, devient la séduisante Letal et se produit dans un cabaret transformiste. Transformisme et transsexualité sont également abordés dans le road movie excentrique de Stephan Elliott, Priscilla, folle du désert (1995, USA, Australie), ainsi que dans la comédie dramatique Transamerica de Duncan Tucker (2006, USA) ; ces 2 films proposent également une réflexion sur la paternité.
Les cinéastes se penchent aussi sur la question du genre et de l’identité sexuelle des enfants. Ma vie en rose, réalisé par Alain Berliner (1997, Belgique), relate ainsi l’histoire de Ludovic, un garçonnet persuadé d’être une fille. Le téléfilm français de David Delrieux, Garçon manqué (2008), raconte comment Nourredine découvre à 11 ans qu’il est une fille. Tout récemment, le magnifique second film de Céline Sciamma, Tomboy (2011, France) évoque avec subtilité l’été où Laure s’est transformée en Michaël (à noter que « tomboy » signifie « garçon manqué » en anglais).
La plupart de ces films ont le mérite de poser, par le biais de la comédie, des questions essentielles concernant le genre et l’identité sexuelle. Ils peuvent évidemment être proposés à un public de lycéens.

Sans oublier La piel que habito de Pedro Almodovar (2011, Espagne) adapté du roman de Thierry Jonquet, Mygale (série noire).

 

Un site à consulter

celui du MUCEM, qui, dans le cadre de Marseille 2013, propose Féminin Masculin, histoires de couples et construction du genre ; www.femininmasculin.fr

 

Revue de presse

 

  • "Dossier Les identités sexuelles", Revue Sciences Humaines, n°235, mars 2012.
  • "Il ou elle, enquête sur l'émergence des transgenres", Courrier international, n°1102, 15/12/11 au 21/12/11.
  • "La part du biologique est fantasmée, entretien avec Maurice Godelier (anthropologue, directeur d'études à l'EHESS)", Alternatives économiques, Hors-série n°51 "Le temps des femmes", septembre 2011.
  • "Homme-Femme, la science face aux idées reçues", Sciences et avenir, n°780, février 2012.
  •  

Revue de presse spécifique au programme de SVT en classe de premières L et ES

 

  • "Une polémique d'un mauvais genre" Erwan Desplanques, Télérama n°3217, 7 septembre 2011.
  • "Entretien avec Françoise Milewski (économiste à l'OFCE et coresponsable à Sciences-Po d'un programme de recherche spécifique proposé depuis la rentrée 2011 et dédié aux études de genre (gender studies), Valeurs Mutualistes, novembre-décembre 2011.
  • "les milieux catholiques s'émeuvent de la distinction établie entre identité et orientation sexuelle" Luc Cédelle, "Le Monde", fin août 2011.
  • "Après l'introduction de la théorie du genre dans les manuels scolaires, l'Eglise catholique organise la riposte" Stéphanie Le Bars, "Le Monde", début septembre 2011.
  • "Le sexe n'est pas que construction" Pascal Picq (maître de conférence au Collège de France), "Le Monde", Dimanche 4 / Lundi 5 septembre 2011.
  • "La droite, d'un sexe l'autre" Eric Fassin (sociologie professeur à l'ENS), "Libération", mercredi 7 septembre 2011.
  • "Les neurones du genre" Catherine Vidal (neurobiologiste), "Libération", mercredi 7 septembre 2011.

 

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