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La notion de pénombre ischémique

Débit sanguin cérébral normal et pathologique.

Le débit sanguin cérébral est en moyenne de 50mL/min/100g de tissu cérébral chez l'adulte. Ce débit varie en fonction de l'âge, de l'état de santé et de l'activité cérébrale. L'infarctus cérébral est la conséquence de la diminution puis de l'arrêt de la perfusion et du dépassement des capacités des systèmes de suppléance c'est à dire des systèmes capables de contrer cet arrêt de la perfusion comme par exemple une autorégulation du débit sanguin cérébral. Ces systèmes de protection sont mis en jeu dès que le débit passe sous la valeur de 50mL/min/100g de tissu cérébral. Pour 20mL/min/100g de tissu cérébral, le métabolisme tissuaire est altéré et des symptômes neurologiques peuvent apparaître. En deça de 15mL/min/100g de tissu cérébral, on parle de pénombre ischémique, ce qui se traduit par une activité électrique nulle à l'électroencéphalogramme, réversible à condition que le flux sanguin soit rétabli. Par contre, si cet état se prolonge, on passe en quelques minutes au stade de nécrose tissulaire (elle survient concrètement pour un débit inférieur à 10mL/min/100g de tissu cérébral pendant plus de 3 min). Figure 1.

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Figure 1. Représentation schématique de la pénombre (N. Nighoghossian, Correspondance en neurologie vasculaire, Vol. 5 n°2, oct-dec 2005)

 

Méthodes d'évaluation

On dispose de plusieurs approches pour évaluer ces variations de perfusion:

  • Tomographie à émission de positons (TEP): c'est l'outil le plus pertinent car il permet d'accéder à des variables comme le débit sanguin, la consommation d'oxygène, le taux d'extraction de l'oxygène au sein de la zone d'infarctus et en périphérie.
  • Imagerie par résonnance magnétique (IRM): par IRM de diffusion et de perfusion,  il est possible de réaliser une évaluation précoce des dommages tissulaires. C'est le concept de mismatch (qui est encore discuté et affiné), fondé sur la soustraction des volumes de perfusion et de diffusion qui permet d'identifier en urgence la zone à risque (Figure 2): la zone de nécrose est assimilée au volume lésionnel objectivé par les séquences de diffusion.
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Figure 2: Correction du mismatch en IRM après recanalisation par thrombolyse (N. Nighoghossian, Correspondance en neurologie vasculaire, Vol. 5 n°2, oct-dec 2005)

 

  • Scanner: des études de scanner couplé au Xénon permettent une évaluation des zones de nécrose et de pénombre.

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