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Symptômes et diagnostic

Un AVC est caractérisé par différents signes cliniques qui sont autant d'aides au diagnostic

Symptômes

Suite à un AVC, différents signes caractéristiques peuvent survenir, en conséquence de la lésion vasculaire qui s’est produite dans une partie du cerveau. Les symptômes diffèrent donc en fonction de la zone cérébrale mal irriguée et affectée. Six signes caractéristiques peuvent survenir (mais pas nécessairement tous) :

1- perte ou diminution de la force d'un bras, d'une jambe, de la moitié de la face ou de la totalité d'un côté du corps (hémiplégie) ; on observe fréquemment une déviation de la bouche ;

2- perte ou diminution de la sensibilité d'un bras, d'une jambe, de la face ou de tout le côté d'un corps ;

3- difficulté soudaine à trouver les mots ou à les exprimer : les phrases ou les mots sont incompréhensibles (aphasie) ; difficulté à parler, à bouger la langue, impossibilité de déglutir;

4- trouble de l'équilibre et de la locomotion, chute possible ;

5- perte soudaine de la vision d'un œil ; diplopie ou vision trouble;

6- céphalées intenses.

Il peut se produire également une crise convulsive ou un état de confusion mentale, apparemment isolés. Ces signes peuvent avoir une autre cause, par exemple une tumeur au cerveau, une intoxication, un œdème cérébral ou un traumatisme crânien. Si ces symptômes ne sont pas caractéristiques d’un AVC, leur apparition soudaine doit en revanche conduire à un bilan et à une imagerie en urgence. L'accident vasculaire cérébral peut être transitoire (AIT) avec un retour rapide à l'état normal, sans séquelles (c’est-à-dire en moins d'une heure). Mais le déficit neurologique peut être au contraire permanent et on parle alors d'accident vasculaire cérébral constitué (AIC).

 

Diagnostic

Le diagnostic complet regroupe plusieurs points:

  • Interroger la personne ou son entourage. Il faut interroger le patient s’il est capable de répondre, et son entourage sur ce qui vient de se passer (symptômes, durée, commencement, sur des antécédents familiaux éventuels, les facteurs de risques de la personne).
  • Réaliser un examen neurologique. Cet examen doit analyser dans un premier temps, la capacité qu’a la personne souffrante à réaliser différentes tâches afin de vérifier sa force musculaire et sa coordination, sa sensibilité, ses réflexes et ses facultés sensorielles. Ceci permettra notamment de préciser la localisation éventuelle de l’accident. L'étude du système visuel est souvent informative car elle permet de déceler une atteinte sus-tentorielle (atteinte du champ visuel et en particulier hémianopsie) ou des fosses postérieures (nystagmus, paralysie d'un nerf oculomoteur). La déglutition doit être testée en faisant boire à 2 ou 3 reprises une petite cuillère d'eau puis une gorgée avec un verre afin d'éviter les pneumopathies de déglutition par une alimentation trop rapide à la phase aiguë.
  • Procéder à un examen cardiovasculaire. Il s’agit de prendre la tension artérielle de la personne concernée, de l’ausculter afin de rechercher une éventuelle cardiopathie emboligène (valvulopathie, trouble du rythme) et de lui faire faire un ECG.
  • Réaliser une tomodensitométrie cérébrale. La réalisation d’un scanner à une personne susceptible d’avoir fait un AVC permet d’éliminer certaines pathologie afin d’être sûr qu’il s’agit d’un AVC. S'il s'agit d'un accident ischémique il faudra fluidifier le sang, alors que s’il s’agit d'une hémorragie il ne faut absolument pas fluidifier le sang. L'IRM est plus précise que le scanner mais en pratique, l'accès au scanner est plus rapide et le temps d'examen est plus court.
  • Soumettre le patient à une IRM. L'IRM a révolutionné le diagnostic de l'accident vasculaire cérébral. En effet, la réalisation d’une séquence spéciale, la diffusion, permet de faire le diagnostic de l’AVC ischémique dans les minutes qui suivent l’arrêt de l’oxygénation d’une zone du cerveau. Il est également possible, sans injection d’un produit contraste, par une séquence angiographique de visualiser le vaisseau sanguin occlus qui provoque l’accident vasculaire. Il est possible de déceler un accident vasculaire cérébral hémorragique ancien par des séquences en écho de gradient : le ou les dépots d'hémosidérine  sont à l'origine d'un artéfact de susceptibilité magnétique provoquant un petit vide de signal dans les zones anciennement hémorragiques. (L'hémosidérine est un produit de dégradation de l'hémoglobine: l'accumulation d'hémosidérine dans les cellules des parenchymes et dans le tissu conjonctif constitue l'hémosidérose qui peut être localisée ou généralisée (hémochromatose si elle est primitive). L'hémosidérose localisée est la conséquence de l'hémolyse locale, témoin d'une hémorragie ancienne. Elle siège dans le tissu conjonctif où le pigment est capté par les macrophages).

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