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Traitements et diminution de la probabilité de récidives

Traitements

Après un bilan hospitalier, le traitement est lié à la cause de l’accident vasculaire cérébral et doit être suivi à vie.

Médicaments

  • Prise d’antiagrégants plaquettaires en cas d'ischémie: les antiagrégants plaquettaires empêchent les plaquettes qui circulent dans le sang de s'agglutiner et diminuent ainsi le danger de formation de caillots artériels au contact des plaques d'athérome. Ils réduisent le risque d'accident ischémique, non seulement au niveau cérébral, mais aussi au niveau coronarien. Le risque de récidive d'AVC ischémique ou d'infarctus du myrocarde se trouve ainsi diminué.
  • Prise d'un anticoagulant en cas de cardiopathie emboligène: la formation de certains types de caillots est rendue plus difficile en utilisant des médicaments qui n'agissent pas sur les plaquettes sanguines mais diminuent la coagulabilité du sang. Ce sont les anticoagulants. Ils sont prescrits lorsqu'il existe un risque de formation de caillot dans le coeur (embolie cardiaque) pouvant aller jusqu'au cerveau.
  • Prise d’un antihypertenseur(s) en cas d'hypertension artérielle
  • Prise d'un hypocholestérolémiant si le "mauvais" cholestérol est élevé (LDL)

Chirurgie : elle est exceptionnelle

  • pratique chirurgicale d’une endartériectomie carotidienne s'il existe une sténose carotidienne;
  • traitement neurochirurgical dans les cas particuliers, rares, d'hémorragie cérébrale, d'infarctus cérébelleux et d'infarctus hémisphérique malin.

La seule intervention non discutée aujourd'hui est la chirurgie au niveau d'une artère carotide rétrécie, lorsque le rétrécissement (sténose) est supérieur à 70 % et a été responsable d'un accident ischémique cérébral récent (moins de 3 mois), sans séquelles ou avec peu de séquelles. Si le patient garde une hémiplégie sévère, l'intervention n'a aucun sens.

Rééducation post-AVC : elle fait partie intégrante du traitement.

Selon les cas, kinésithérapie, orthophonie, régime alimentaire...

L’évolution des AVC est difficile à prévoir que ce soit sur un court terme ou un long terme. Pendant la phase aiguë, les accidents vasculaires cérébraux peuvent :

  • régresser en moins de 24 heures sans séquelle (accident ischémique transitoire);
  • provoquer des troubles neurologiques persistant plus de 24 heures mais qui peuvent ensuite régresser (AVC constitué) ;
  • entraîner des troubles neurologiques soudains qui peuvent s’aggraver par la suite (AVC en constitution).

Il est donc très important de prendre en charge un AVC le plus vite possible afin de réduire les conséquences éventuelles et d’en déterminer la cause. Suite à l’accident, l’état du patient peut s’améliorer au cours du temps. Des progrès notables peuvent être réalisés grâce à des exercices adaptés qu’il doit effectuer régulièrement. La récupération peut être progressive et s’effectue en général par paliers. En revanche, si l’AVC provoque un coma, le risque de séquelles graves est plus important, mais les réactions de chaque individu sont spécifiques et il arrive que d’anciens comateux récupèrent aussi très bien.

Remarque : un coma dû à une crise d'épilepsie survenue au cours d'un AVC n'a aucune conséquence défavorable sur l'évolution de l'AVC.

 

Risque de récidive

Le fait d'avoir subi un AVC, surtout s'il s'agit d'un AVC ischémique, prédispose à une récidive et à la survenue d'accidents vasculaires dans d’autres parties du corps. La survenue d'un AVC est favorisée, on l'a vu, par l'existence de facteurs de risque. Si ces derniers persistent, il est évident qu'un nouvel accident peut se produire. La plupart des AVC récidive selon le mécanisme initial (ischémique ou hémorragique). Toutefois, il existe aujourd’hui des méthodes qui permettent de diminuer sensiblement le risque de récidive.

Comment diminuer le risque de récidive ?

La personne doit réduire les facteurs qui ont pu la conduire à faire un AVC. Si la personne est diabétique, il faut suivre les conseils du médecin très scrupuleusement et controler fréquemment sa glycémie afin de la stabiliser au mieux. Si la personne est sujette à de l'hypertension artérielle, facteur de risque n°1, il faut qu’elle prenne son traitement régulièrement et qu’elle surveille de près sa tension. Si la personne présente un excès de cholestérol ou de triglycérides, elle doit modifier ses habitudes alimentaires et si le trouble persiste, un médecin proposera un traitement médicamenteux adapté.

Il existe aussi des médicaments destinés à la prévention des récidives, en fonction du type d'AVC. Il faut également changer son mode de vie et respecter quelques règles d’hygiène de vie :

  • Arrêter de fumer.
  • Limiter la consommation d'alcool.
  • Équilibrer l’alimentation en diminuant la consommation de beurre, d'oeufs et de viandes grasses, en privilégiant les huiles végétales, en mangeant régulièrement du poisson, en augmentant la proportion de légumes et de fruits frais.
  • Faire régulièrement de l'exercice physique. Une simple promenade quotidienne, en marchant le plus longtemps possible, est déjà un pas dans la bonne direction. Il faut aussi pratiquer les exercices prescrits par le médecin rééducateur.

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