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Historique de la maladie de Parkinson

Cette maladie fut  découverte en 1817 par Sir James Parkinson, médecin britannique, il  la décrit comme " la paralysie agitante ".
C'est Charcot, neurologue français, en 1872 qui, en étudiant les tremblements et la paralysie propose le nom de maladie de Parkinson.

Considéré comme le père de la neurologie clinique, Jean Martin Charcot (1825-1893) est à l'origine de la création, en 1880, des Archives de neurologie. Ses leçons du mardi à la Salpêtrière, au cours desquelles il traitait des patients devant ses élèves en ayant recours à des méthodes comme l'hypnose (qu'il a été le premier à introduire dans le traitement de l'hystérie) restent célèbres.

 

                    Charcot

Charcot : La célèbre leçon clinique à la Salpêtrière, peinte par André Brouillet en 1887. Charcot est debout à gauche de la jeune femme évanouie. (Musée d'histoire naturelle de la médecine)

 

 

Quelques dates :

1919 : Découverte du processus lésionnel dans le locus niger ou substance noire.

1920 : Nombreux cas de syndromes parkinsoniens suite à l'encéphalite épidémique.

1954-1958 : Les travaux de Carlson, chercheur suédois, sur la réserpine permettent la découverte de la dopamine. Il s'agit d'un neurotransmetteur. Les neurones qui fabriquent cette substance dégénèrent .

1960-1965 : Mise en évidence de l'effondrement du taux ce dopamine dans le striatum des parkinsoniens. C'est ce manque de dopamine qui est responsable des symptômes de cette maladie,tremblements, rigidité...

1960-1970 : Identification de la voie dopaminergique nigrostriée et confirmation de sa dégénérescence dans la maladie de Parkinson. Mise en évidence de l'effet thérapeutique de la L-Dopa, précurseur de la dopamine : c'est la dopathérapie. Malheureusement, au fil du temps, son effet s'épuise.

1970-2000 : Découverte des récepteurs dopaminergiques.

Notions d'agonistes et d'antagonistes dopaminergiques. Les agonistes miment l'action de la dopamine sur ses récepteurs.

Mise au point de l'utilisation des inhibiteurs d'enzymes (COMT et MAO) intervenant dans le catabolisme de la dopamine.

 

A partir de 1993 nouvelles orientations :

Marc Peschanski et Marc Savasta réalisent à l'hôpital Henri Mondor à Créteil la première greffe de neurones fœtaux dans le cerveau d'un malade,  les personnes opérées voient leur état s'améliorer.

L'équipe de Alem-Louis Benabib et Pierre Pollak (INSERM), met au point un nouveau traitement, l'électrostimulation profonde. Des microélectrodes reliées à une pile sont placées à demeure dans une zone du cerveau qui intervient dans la commande des muscles. La rigidité et la lenteur des mouvements diminuent très nettement . Mais le traitement est couteux: 30 000 euros.

L'avenir :

Depuis 2004, l'utilisation de cellules souches susceptibles de se différencier en cellules sécrétrices de dopamine et la thérapie génique expérimentées sur des modèles animaux suscitent de nouveaux espoirs.