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Rétine centrale et rétine périphérique

Ecrit par Françoise Jauzein (enseignante de SVT, chargée d'étude INRP), mars 2006



La rétine, dans sa totalité, est un disque d’environ 42 mm de diamètre.

La rétine centrale occupe un champ circulaire d’environ 6 mm autour de la fovea, au-delà, la rétine est dite périphérique.

Son épaisseur varie entre 150 µm au centre de la fovea et 400 µm dans la rétine périphérique.

 

 RetinePeriphCentral.jpg

Rétine périphérique (à gauche ) et centrale (à droite)

Rose et bleu : les photorécepteurs (rose=batonnets, bleu=cônes), vert = cellules bipolaires, jaune=cellules ganglionnaires,
Sur croquis de gauche: 3=cellule horizontale et 4=cellule amacrine

 

Le centre de la région centrale de la rétine correspond au point d’intersection avec l’axe visuel, point de la rétine où se forme l’image du point de fixation. Dans cette zone (chez la majorité des animaux diurnes (primates dont l’homme, certains oiseaux et reptiles…) on observe un déplacement latéral des corps cellulaires et de la totalité du neuropile, par rapport à la couche nucléaire interne (aspect « penché » de la couche nucléaire externe). Cette région, la fovéa, est hautement spécialisée, elle apparaît comme une petite dépression de 200 µm de diamètre, uniquement peuplée de cônes, arrangés selon une mosaïque hexagonale régulière, et totalement dépourvue de bâtonnets.

A part cette différence dans la richesse en cônes et bâtonnets, une rétine centrale dominée par les cônes et une rétine périphérique par les bâtonnets, d’autres différences d’organisation existent entre ces deux rétines, et sont responsables de différences fonctionnelles :

-la rétine périphérique présente une plus grande sensibilité que la rétine centrale ; d’une part les batonnets sont individuellement plus sensible que les cônes, d’autre part le trajet centripète de l’information est beaucoup plus convergent chez les bâtonnets que chez les cônes, il en résulte une zone de collecte de photons beaucoup plus étendue pour chaque cellule ganglionnaire (large sommation spatiale) qui augmente donc la sensibilité au détriment de la résolution spatiale

- la rétine centrale assurera une vision en pleine lumière, grâce aux cônes dont le seuil d’activation est plus élevé que celui des bâtonnets (en pleine lumière l’activité des bâtonnets sera saturée), et qui, de par leur organisation peu convergente avec les cellules ganglionnaires (faible rapport photorécepteurs/cellules ganglionnaires) donneront une bonne résolution spatiale, au détriment de la sensibilité

- à cause de sa faible épaisseur au niveau de la fovéa , les photorécepteurs de la rétine centrale recevront une plus grande quantité de lumière que ceux de la rétine périphérique (une grande partie des photons ayant de toute façon déjà été absorbée par les divers milieux oculaires situés sur leur passage). Enfin, au niveau de la fovéa, la dégradation, par dispersion dans les couches de la rétine, que subit la qualité de l’image formée par l’optique oculaire, sera à son minimum.