Enseigner les Sciences de la nature

logo ensl   Logo du ministère de l'éducation
logo CIRI logo Immuniser Lyon
logo LBMC logo Musée Mérieux
Logo Inserm igfl igfl logo CREATIS
Logo du Museum national des histoires naturelles
Logo du musée de Confluences
logo geo 3d
Logo de Lyon 1 logo lgltpe 
Logo du Museum national des histoires naturelles
Logo du musée de Confluences
logo LBMC
logo LBMC
logos composé logo COP In My City logo Investissement d'avenirLogo du musée de Confluences
logo Météo France Logo du musée de Confluences
logo EVSlogo Grand Lyon

SRAS

L'épidémie de SRAS 2002-2003

le Syndrôme Respiratoire Aigu Sévère est une pneumonie atypique. Une pneumonie atypique est une atteinte pulmonaire due à des agents infectieux différents d'une bactérie (comme les mycoplasmes, les légionelles et les chlamydias) ou d'un virus classique.

Les signes cliniques sont banals : une fièvre supérieure à 38°C, des frissons, des céphalées, des douleurs musculaires, puis une toux sèche et des difficultés respiratoires. Ces symptôme apparaissent 2 à 10 jours après la contamination.. Ils ne sont pas très spécifiques : c'est leur ordre d'apparition et leur importance qui définissent un véritable cas, un cas probable ou un cas présumé. Ces cas ont été définis par l'OMS et l'institut de veille sannitaire.

Cette épidémie est apparue à la fin de l'année 2002.

Une répartition mondiale

Cette carte est fournie par l'OMS, elle date du 12 mai 2003. Elle est mise à jour tous les après-midi et est disponible sur le site http://www.who.int/fr .
Les pays les plus touchés sont la Chine et le Canada. Mais plus de vingt-sept autres pays ont été aussi touchés.

La répartition mondiale du SRAS fait passer cette épidémie au rang de pandémie.

carte-mondeR.gif
Carte de la répartition mondiale des cas probables de SRAS enregistrés en date du 15 mai 2003


La dispersion des germes est facilitée vraissemblablement par le transport aérien.Les voyages permettent aux microbes de se déplacer au travers des organismes qui les abritent. Selon l'Organisation Mondiale du tourisme, 688.5 millions de voyages touristiques ont été effectués en 2001.

L'incidence du SRAS

l'incidence est le nombre de nouveaux cas d'une maladie, ou de personnes qui sont tombées malades, pendant une période donnée et dans une population déterminée.Ces graphiques sont aussi fournis par l'OMS.

courbe-mondeR.gif courbe-hongkongR.gif
Evolution du nombre de cas probables de SRAS dans le monde en fonction du temps
Evolution du nombre de cas probables de SRAS à Hong-Kong en fonction du temps
courbe-europeR.gif courbe-canadaR.gif
Evolution du nombre de cas probables de SRAS en Europe en fonction du temps
Evolution du nombre de cas probables de SRAS au Canada en fonction du temps


Il faut noter que ces graphiques ont des échelles très differentes. Les courbes ont des formes comparables, sauf dans le cas de l'Europe. Enfin, les courbes attestent du déclin de l'épidémie en Chine comme au Canada.

L'étiologie du SRAS

 

beau coronavirus.jpg
Microscopie électronique du coronavirus responsable du SRAS (source: virology.net)

Le virus responsable du SRAS est un virus qui a la particularité d'avoir une couronne de spicules. D'où son nom.

Pour l'Homme, les virus de cette famille sont responsables de rhume sous leur forme bénigne, beaucup plus rarement de pneumonies.

Mais il existe des coronavirus chez le porc, les oiseaux les chats, les chiens ...

 

L'enveloppe de ce virus est plus ou moins sphérique. Le virus comprend aussi une capside et un génome. Son génome est un brin d'ARN, trois fois plus grand que celui de la grippe.

Le virus à l'origine de cette maladie est issu de la civette. La civette (Viverra sp) est un petit mammifère nocturne de la famille de la mangouste. C'est un animal dont la chaire est appréciée en Chine et qui reste consommé alors qu'il est inscrit sur la liste des espèces protégées. Le coronavirus isolé de cet animal ressemble beaucoup à celui du SRAS. Ce virus a donc franchi la barrière d'espèce.

Claude Combes, dans la revue Pour La Science, définit la barrière d'espèce comme un concept liè à la spécifité des parasites.C'est un mur virtuel, qui empêche les pathogènes de se développer chez d'autres organismes vivants que ceux auxquels ils sont adaptés. Pour q'un pathogène exploite une espèce d'hôte, il faut que le mileieu lui convienne.

A l'apparition de la maladie, les médecins pensaient que ce virus n'était pas responsable à lui seul de la maladie. Ils penchaient plutôt pour une coinfection avec un paramixovirus.

C'est le postulat de Koch qui a permis d'établir que le seul ce coronavirus est l'origine du SRAS. Le germe doit se retrouver chez toutes les personnes ou chez tous les animaux souffrant de l'affection. On doit pouvoir le cultiver de manière séparée et l'administration de ce germe à un animal sensible doit provoquer l'apparition des symptômes caractéristiques de l'affection étudiée.
Ce dernier point a été vérifié sur des singes qui ont déclaré les symptômes caractéristiques du SRAS.

La contamination se fait par contact étroit avec un malade : le virus est présent dans les gouttelettes des sécrétions salivaire ou nasale. Comme dans le cas de la grippe, le malade est entouré d'un nuage de gouttelettes d'un mètre de diamètre environ. Ces gouttelettes peuvent se déposer sur le visage, sur les mains ou sur des objets qui alors au conctact des mains contaminent la bouche ou le nez.