Les détecteurs en astronomie

par Georges Paturel last modified 2010 Apr 15 15:06


 

Le premier détecteur utilisé en astronomie fut l'œoeil. Mais l'observation visuelle était par définition subjective.

La plaque photographique

La photographie a été le premier détecteur objectif. Ce fut une révolution pour l'astronomie qui a permis d'enregistrer des images pendant plus de cent cinquante ans. Ces images ont contribuée à l'essor de l'astronomie. Mais la technique était compliquée. Il fallait faire des poses longues sur le ciel à cause du manque de sensibilité ; puis il fallait développer, fixer, laver et sécher les plaques photographiques en verre. C'était un véritable art que certains astronomes ont poussé jusqu'à la perfection. Mais c'était un art difficile, car le noircissement obtenu sur un cliché ne dépendait pas de l'éclairement suivant une relation linéaire simple. Il fallait calibrer chaque cliché individuellement. Ensuite, pour convertir le signal (noircissement mesuré par la densité optique) en éclairement reçu par le télescope, il fallait passer le cliché par un micro-photomètre qui enregistrait les positions et les densités.

 


La photométrie est un art !

Les caméras électroniques et les amplificateurs de brillance ont permis pour un temps de pousser la sensibilité du récepteur photographique jusqu'à des limites extraordinaires. Mais la technique est restée d'une complexité extrême, sans pour autant alléger le travail fastidieux lié à la technique photographique.
C'était néanmoins une étape nécessaire qui a apporté son lot de découvertes scientifiques.

 

Le photomètre photoélectrique

Les photomètres photoélectriques ont bénéficiés des progrès de l'électronique en permettant à l'astronome de s'affranchir de la technique photographique. Grâce aux cellules photoélectriques à multiplicateur d'électrons, la mesure d'un flux lumineux a pu atteindre une précision impossible à obtenir par la photographie. Un flux pouvait se mesurer à mieux que 1% (c'est-à-dire mieux que 0,01 magnitude). Mais ces photomètres n'avaient qu'un canal (nous dirions actuellement "qu'un pixel"), ce qui n'était pas très pratique pour les objets étendus.

 


En photométrie photoélectrique, le plus difficile est de viser l'étoile.
On a encore besoin de l'œil !

 

Les CCD et les Webcams

Les CCD et les Webcams ont apporté une solution, à la fois précise, performante et commode. Moyennant quelques précautions dans le protocole de mesure, les CCD ont complètement supplantés la photographie et les photomètres à photomultiplicateurs. La version "grand public" que sont les Webcams offre pour les astronomes amateurs une solution aisée qui, associée à un logiciel performant (par exemple IRIS de C. Buil), permet d'obtenir des résultats absolument étonnants.

 


Une Webcam et Iris et c'est tout !

 

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