Le protocole |
Création
de drosophiles transgéniques portant le gène humain
bcl-2 associé à une séquence de contrôle
UAS, et croisement de ces drosophiles transgéniques avec
des mouches exprimant le gène da-GAL4 nécessaire à
l'expression ubiquitaire du gène bcl-2.
Mise en évidence
chez l'embryon in vivo, par l'acridine orange, des régions
concernées par l'apoptose.
Remarques
: GAL4 est un facteur de transcription couramment utilisé
en vue de permettre l'expression d'un transgène. Une publication
récente (Jamie M. Kramer and Brian E. Staveley Department
of Biology, Memorial University of Newfoundland, St. John’s, Newfoundland,
Canada, Publication du 10 mars 2003) fait part de travaux qui démontrent
que GAL4, que l'on pensait inactif chez Drosophila melanogaster,
s'exprime en réalité lors du développement. |
Les résultats |
Voir
la visualisation des secteurs en apoptose sur l'embryon
Chez les embryons de
génotype UAS-bcl2/+, isssus de drosophiles transgéniques,
il n'y a plus toutes les morts cellulaires qui étaient visibles
sur l'embryon témoin. En particulier, on observe un nombre
moins important de cellules apoptotiques dans la région céphalique
ainsi que dans la région ventrale. Il y a également
réduction du nombre de cellules mourantes dans le système
nerveux central. |
Pistes
d'exploitation |
Le
transgène humain bcl-2 ayant eu pour effet de contrecarrer
la mort cellulaire dans différentes régions de l'embryon
de la drosophile, on en déduit que chez la drosophile comme
chez l'homme le gène bcl-2 est anti-apoptotique.
On arrive ainsi à
l'idée qu'un gène (un fragment
d'ADN) d'une espèce donnée peut s'exprimer chez une
autre espèce, ce qui renforce l'idée que l'ADN est
le support universel de l'information génétique.
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