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Le Charbon, une pollution durable

Par urgelli — Dernière modification 29/11/2016 10:47
La recherche du remplacement des énergies fossiles pourrait se heurter à l'abondance relative et au coût encore modeste du charbon. De très fortes émissions de CO2 seraient alors à craindre, à moins qu'elles ne poussent à la maîtrise du stockage de ce gaz.

Le Charbon, une pollution durable



Moins commode à transporter que le pétrole, moins énergétique et beaucoup plus polluant, le charbon aurait dû voir son exploitation décliner irrémédiablement. Nombre de pays développés avaient commencé à le remplacer par les autres sources d'énergie.


Or, au moment même où les alarmes concernant le réchauffement climatique se faisaient plus audibles, l' exploitation et la consommation de ce gros émetteur de gaz à effet de serre repartaient à la hausse .


On croyait le charbon, polluant et moins souple que le pétrôle, voué à la disparition. Mais les besoins des pays émergents ainsi que la flambée des cours du pétrole poussent depuis une decénnie à une forte reprise de l'extraction : un retour qui n'est pas sans menace car la combustion du charbon est lourdement émettrice de CO2.

Dans les émissions de gaz « historiques » (1880-1998), le charbon occupe une place majeure et les réserves de charbon restent considérables . Malgré un paysage énergétique beaucoup plus varié aujourd'hui, le charbon va jouer un rôle encore très important dans émissions futures. Comment peut-on limiter la part de celle-ci due au charbon ?


Cette limitation s'impose en effet compte-tenu des multiples nuissances de ce combustible fossile : Outre les émissions de GES, le charbon dévaste les forêts, menace la biodiversité, silicose les poumons, pollue l'atmosphère des villes (SO2), défigure les paysages d'extraction.

Et pourtant, il dure : La production mondiale augmente de 2.3% par an. Par soucis d'indépendance énergétique, par manque de moyen (pays en développement) ou par rejet d'une autre source d'énergie, différents types de pays maintiennent l'exploitation charbonnière. Celle-ci est repartie à la hausse à l'échelle mondiale depuis 1994. Les estimations actuelles des réserves dépassent deux siècles contre une quarantaine d'années pour le pétrole.


Ainsi en France, l'année 2004 était à la fois marquée par la fermeture du dernier puit et par une nouvelle hausse de la consommation du charbon au pays du nucléaire . La même année, l'Union Européenne accueillait de nouveaux membres bien dotés en houille et en lignite. Energie du pauvre pour des pays du sud en plein développement industriel, outil d'indépendance énergétique pour la première puissance mondiale, stabilisateur des prix de l 'énergie sur un marché mondial soumis aux fièvres de l'or noir, le « vieux » charbon effectue un inquiétant come-back.


L'ampleur de la hausse prévue de la consommation dans les décennies qui viennent pose des défis quasi-immédiats alors que l'on rêve de systèmes énergétiques qui ne pourront être mis en place qu'au milieu du siècle : comment rendre plus propre la combustion ? La capture du CO2 à la combustion est elle envisageable ? comment aider rapidement les pays du sud à lui substituer d'autres sources d'énergies ?


Des politiques de limitation des nuisances du charbon existent : Des techniques permettent de limiter les rejets lors de la combustion du charbon (normes). Leur adoption est le reflet d'une politique de santé publique ou de la modernisation du pays, plus récemment et modestement celui des préoccupations liées au réchauffement climatique.