Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Plateforme - ACCES
Navigation

Enseigner les Sciences de la nature

logo ensl   Logo du ministère de l'éducation
logo CIRI logo Immuniser Lyon
logo LBMC logo Musée Mérieux
Logo Inserm igfl igfl logo CREATIS
Logo du Museum national des histoires naturelles
Logo du musée de Confluences
logo geo 3d
Logo de Lyon 1 logo lgltpe 
Logo du Museum national des histoires naturelles
Logo du musée de Confluences
logo LBMC
logo LBMC
logos composé logo COP In My City logo Investissement d'avenirLogo du musée de Confluences
logo Météo France Logo du musée de Confluences
logo EVSlogo Grand Lyon
logo UDL
Logo Auvergne-Rhone-Alpes
logo UNISCIEL

Taux de couverture vaccinale de Cervarix

Par cuminatto — Dernière modification 01/10/2015 14:02
Si son concurrent Gardasil est tétravalent, Cervarix est seulement divalent: quelle est son efficacité vaccinale? Auteur: Guy Cuminatto, professeur de SVT, INRP

Deux vaccins sont actuellement disponibles: Gardasil des laboratoires Sanofi Pasteur MSD et Cervarix des laboratoires GSK. Il s'agit d'un vaccin dit "à VLP" (Virus Like Particle). Ce type de vaccin constitue une innovation majeure et un progrès important pour la femme dans le monde entier.

 

SchemaVaccinVLP.jpg

Principe de construction d'une virus-like-particle à partir du génome d'un HPV.
Source


  • Gardasil est produit sur levures (Saccharomyces cerevisiae) et il est tétravalent, visant les HPV 16 et 18, associés au cancer du col, et les HPV 6 et 11, associés aux condylomes. Son adjuvant est de l'hydroxyde d'aluminium. Son schéma d'administration est de 3 injections à 0. 2 et 6 mois.
  • Cervarix est produit sur baculovirus et il est divalent, visant les HPV 16 et 18, associés au cancer du col. Son adjuvant nommé ASO4 est lipidique, contenant de l'hydroxyde d'aluminium et le MPL (3-deacyclated monophosphoryl lipid A). Son schéma d'administration est de 3 injections à 0, 1 et 6 mois. 

 

Couverture vaccinale du vaccin divalent:

L'étude d'efficacité de phase II sur la tranche d'âge de 15/25 ans concerna 393 vaccinées contre 383 placebo. Avec un recul de 50 mois, l'efficacité est de 96.9 % contre l'infection à HPV 16 et 18. Si l'on se réfère à l'épidémiologie des cancers du col, le taux de couverture théorique est de d'environ 70% avec 65% d'HPV 16 et 5 % d'HPV 18, mais une étude française arrive a une prévalence des HPV 16 et 18 dans 84 % des cancers du col, donc une meilleure couverture potentielle en France.

Pourquoi ne pas accroitre le nombre de sérotypes concernés par le vaccin ? augmenter le nombre de VLP différentes dans le vaccin permettrait d'augmenter le taux de couverture théorique (exemples: HPV 16+18+31+45 = 80%, ou HPV 16+18+31+33+35+45+52+56 = 88%, ...) mais la difficulté et le coût sont 2 facteurs limitants et les autres génotypes sont trop peu fréquents pour être facilement évalués.

Existe t-il une protection croisée entre sérotypes? La protection croisée entre sérotypes phylogénétiquement reliés a été observée entre HPV 16/31/33 et entre HPV 18/45, elle peut également contribuer à l'augmentation de la couverture vaccinale.

L'adjuvant a-t-il un rôle? selon GSK, l'adjuvant ASO4 entraîne avec des VLP 16 et 18, une protection contre les sérotypes 16+18+31+45+52, la couverture serait donc de 80% et non 70% comme en théorie.

Autre hypothèse: Il existerait une interaction naturelle au niveau des voies d'endocytose des diférents HPV; l'infection par HPV 16 favorise l'infection par HPV 58 et l'infection par HPV 18 celle par 31, 39 et 45.

En conclusion, le vaccin divalent dirigé dans sa conception contre les HPV 16 et 18 uniquement, avec une excellente efficacité, préviendrait également des infections contre d'autres sérotypes reliés ou non phylogénétiquement à 16 et 18.

 Entre Cervarix et Gardasil, le choix est aux soignants et/ou aux patients...