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Proposition d'exploitation pédagogique - Atelier 2 - Expliquer l'émergence du Chikungunya depuis l'épidémie de 2006

Par Aurélien Schwob, publié le 15/07/2019, mise à jour le 15/07/2019

Les documents 1 et 2 permettent de mettre en évidence que le virus du Chikungunya peut se transmettre via différentes espèces de moustiques. On remarque que si Aedes aegyptii est très présent dans les zones où vit l'Homme, Aedes albopictus est un vecteur plus robuste, qui peut se développer dans des zones peu urbanisées.

Notion importante : Il faut ici comprendre, par rapport à la problématique, que ce dernier vecteur est plus expansionniste que son cousin : il a la capacité de couvrir la campagne séparant deux grandes métropoles, exportant l'épidémie d'une ville à l'autre au sein desquelles A. aegyptii peut prendre le relais.

Le document 3 permet de mettre en évidence une mutation qui a accompagné l'épidémie de 2006. Selon la place de cette activité dans la progression et ce qui aura été vu en génétique, il est possible d'aller plus ou moins dans le détail, mais dans tous les cas, la notion de changement du virus doit amener à la question de la nature des différences entre la souche sauvage et la souche 226V (en fonction des élèves, la nomenclature peut être modifiée si cela risque de les désarçonner).

Le tableur permet de comprendre la nature des ces modifications. L'exploitation du tableur proposée est disponible dans le Tableur Étude du mutant 226V version prof et permet notamment d'obtenir les graphiques suivants (cliquer sur l'image pour l'afficher en taille réelle) :

On peut voir que le virus mutant se développe moins efficacement chez A. aegyptii, mais plus efficacement chez A. albopictus en comparaison de la souche sauvage. Cette efficacité chez A. albopictus atteignant pratiquement 100 %, ce qui est bien supérieur à l'efficacité du sauvage chez A. aegyptii.

On voit ici que le mutant se propage bien plus efficacement jusqu'aux glandes salivaires d'A. albopictus en comparaison avec le sauvage. Par contre on observe une baisse de propagation chez A. aegyptii. Il faut ici noter que le développement du virus dans les glandes salivaires est nécessaire à la bonne transmission à l'hôte humain lors du repas de sang.

Notions importantes :

  1. En raisonnant sur l'ensemble des documents, on peut mettre en évidence le fait que lors de l'épidémie de 2006, un virus mutant est apparu, permettant au Chikungunya d'être plus adapté au vecteur A. albopictus, qui est plus robuste et mobile. On a donc une adaptation à un vecteur plus efficace, ce qui permet d'expliquer l'émergence du virus car sa transmission à l'échelle régionale et planétaire est facilitée.
  2. On illustre ici que l'efficacité de transmission d'un pathogène vectoriel est dépendant des caractéristiques du vecteur : l'étude du vecteur est primordial pour comprendre une maladie vectorielle !

NB : La nécessité de mettre en relation tous les documents et d'acquérir une vision d'ensemble dans cet atelier justifie son classement dans le niveau Expert de différenciation.