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le glacier des Bossons

 

Un des glaciers majeurs de la vallée de Chamonix, de par le volume de glace mis en jeu (la plus grande cascade d’Europe), mais  aussi parce qu’il révèle le retrait général dans les Alpes depuis quelques dizaines d’années.

 

             A la fin du petit âge glaciaire (au milieu du 19ième siècle), la langue glaciaire descendait jusque dans la vallée menaçant parfois de couper la route.

  

glacier 1830.jpg


                                                                       Aujourd’hui, le glacier a nettement reculé.

 

 

Comment apprécier ce recul au cours du temps ?


L’utilisation de GPS de randonnée (type Garmin par exemple) appliqué à des globes virtuels  (type Google Earth ou Géoportail) permet des évaluations précises.

 


1.    Evaluation du retrait depuis le petit âge glaciaire.

 

 

Ouvrir Google Earth et écrire Les Bossons-Chamonix, puis lancer la recherche.
Cadrer l’écran de façon à percevoir nettement l’extrémité de la langue glaciaire et la route de la vallée.
Cocher l icône « afficher la règle », pointer celle-ci d’une part au niveau de la route, d’autre part au niveau de l’extrémité glaciaire.
Dans la petite fenêtre qui s’ouvre, on peut lire la distance évaluée, 1,58 kilomètre.

 


Aujourd’hui, l’extrémité de cette  langue se situe à plus de 1,5 kilomètre de la route.

 

 

 

 

 

 


2.    Evaluation du retrait depuis 1981.

 

 



                           Les marques (way point) réalisées avec le GPS lors de la sortie de terrain donnent une précision acceptable pour estimer ce retrait.

                           Les géologues de terrain  indiquent qu’en 1981, l’avancée du glacier atteignait leur tripode.

                          

 

Ce repère étant fixé, en réalisant une procédure identique à la précédente, on évalue ce retrait à un peu moins de 600 mètres.

 

 

3.    Comparaison des vitesses de retrait moyennées sur les 2 périodes.


1860-2008 : 1,58/148 = 10,67 m.an-1
1981- 2008 : 0,580/28 = 20,71 m.an-1

Le retrait du glacier se réalise avec une vitesse 2 fois plus importante ces dernières années.

 

4.    Les Bossons comme modèle physique.

Dans le cadre de la collaboration de recherche liant le Laboratoire des Sciences de l’Environnement (L.S.E.) de l’Ecole Nationale des Travaux Publics de l’Etat (E.N.T.P.E.) au Laboratoire Régional des Ponts et Chaussées (L.R.P.C.) d’Autun, une étude des formations proglaciaires du Glacier des Bossons (Chamonix, Haute-Savoie) a été réalisée au cours de deux missions du 28 septembre au 1er octobre 2004 et du 11 au 14 janvier 2005 (voir le rapport).
Une équipe de géophysiciens mandatée par les services de l’équipement étudient les séries sédimentaires disposées en contrebas de la langue glaciaire. Celles-ci constituent un modèle physique qui permet de comprendre les écoulements des effluents nocifs pour l’environnement (métaux lourds) dans le sous sol Est Lyonnais.

Connaître les caractères sédimentologiques de ce modèle ;
-    par prélèvement direct ; Utilisation d’un carottier (le cobra) pour identifier la nature et la structure des matériaux existant en profondeur.


-    Par sismique réfraction par émission d’ondes de vibration (par une masse percutant une dalle) et des géophones disposés linéairement dans le sol  et réceptionnant ces ondes. Ceux-ci sont reliés à un système numérique d’affichage et d’interprétation. La structure sédimentaire fait apparaître des superpositions lithologiques dues principalement au phénomène d’aggradation.

                                             


Remarque : cette technique de sismique réfraction est particulièrement adaptée à l’étude des couches superficielles ( de quelques mères de profondeur), alors que la sismique réflexion est plus adaptée à la connaissance de la structure profonde du globe.