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69 Vieux Lyon

Par dmorel — Dernière modification 04/02/2016 16:46
Les rues du Vieux Lyon, au travers des bâtiments bâtis du Moyen-âge à nos jours, témoignent d'usages différents des pierres de construction. Une grande diversité de calcaires en particulier, dont les propriétés sont très différentes. Les traboules, pavés et façades permettent une approche inhabituelle de la géologie de terrain.

     Catégorie

Rues, bâtiments et traboules du Vieux Lyon, pierres de construction

     Localisation

Coordonnées GPS : Long. 4° 49' 38.17" E - Lat. 45° 45' 56.19" N
Commune : Lyon
Lieu-dit : /
Carte IGN Top 25 (1/25.000) : Lyon/Villeurbanne/Mont d'Or (3031 OT)
Carte(s) géologique(s) : Lyon (1/250.000), Lyon (1/50.000)

 

     Descriptif du site

 

La descente se fait par un escalier, à gauche en sortant des jardins suspendus après avoir fait demi-tour. Au pied de la colline de Fourvière, sur une étroite bande qui longe la rive droite de la Saône, le Vieux-Lyon est formé de 3 quartiers distincts, groupés autour de leur église : église St Georges au sud, St jean au centre et St Paul au nord. Il s’agit d’un des ensembles urbains (majoritairement Renaissance) les plus vastes, les plus homogènes et les plus conservés d’Europe, protégé par l’association « Renaissance du Vieux-Lyon » depuis 1955, premier secteur sauvegardé de France (1964) et inscrit au patrimoine mondial de l’humanité. L’art gothique du XVème siècle y est très présent.

-    Rue Juiverie : au sol les pavés de roches métamorphiques et magmatiques des Monts du Lyonnais sont traversés d’une rigole en Choin de Villebois. Les maisons sont du XVIème siècle pour la plupart. Les piliers de portes et les seuils sont souvent en calcaire à Gryphées, les fondations (du Moyen-âge) en Choin Bâtard et la Pierre jaune de Couzon domine au niveau des fenêtres.

-    Maison Bullioud et Galerie Philibert de l’Orme (au n°8 rue Juiverie) :
Cette galerie est construite en 1536 par Philibert Delorme, au retour d'un voyage en Italie, pour Antoine Bullioud Contrôleur général des Finances. Cette galerie est célèbre pour le mélange des styles dont a fait preuve l’architecte, précurseur du classicisme de la 2ème moitié du XVIème siècle. Cette galerie présente 2 baies en anse de panier dans le style français de l'époque ; elle est voûtée d'arêtes, référence à la Renaissance italienne et paraît reposer sur une arche asymétrique entourée de 2 trompes (portion de voutes en saillie). La référence à l'Antiquité est présente dans les frontons et dans la frise dont certains médaillons représentent des taureaux. La corniche de la galerie supérieure est la copie du théâtre de Marcellus à Rome (au 1/10è).
Au fond à droite, la galerie débouche sur une cour intérieure dans laquelle une terrasse est soutenue par des piliers et un arc en calcaire à Gryphées, la pierre jaune de Couzon est facilement reconnaissable aux fenêtres, et le corps des bâtiments (« tour » accolée au bâtiment du fond) est en calcaire, très probablement majoritairement de la Pierre de Lucenay.

-    Maison Laurencin (au n°24 rue St Jean) :
Au fond du couloir à gauche, on débouche sur une cour intérieure. Dans cette cour, au fond à gauche, un pilier de calcaire blanc très érodé est reconnaissable : c’est de la Pierre du Midi. Il est possible ici de tenter une identification de la roche avant de donner son nom. Une comparaison est à faire entre ce pilier (environ 400 ans) et la basilique de Fourvière (150 ans), il s’agit de la même pierre de construction. Le mur en face du pilier nous permet de comparer les conséquences de l’érosion sur différentes roches : la Pierre du Midi, la Pierre jaune de Couzon et la Pierre de Lucenay.

-    Rue St Jean
Dans la rue, au niveau du sol, certaines dalles de Choin de Villebois (rigole) présentent plus de Thalassinoïdes que d’autres. Il s’agit de traces fossiles (voir fiche 69 Amphithéatre Fourvière) donnant un aspect tacheté à la pierre en vue de dessus. Il est possible de s’arrêter peu de temps avant le commissariat de police afin d’étudier ces traces au sol (ainsi que quelques Nérinées) et d’expliquer le remplissage par du matériel argileux de ces bioturbations, ce qui laisse augurer ensuite une érosion différentielle&helhellip;érosion parfaitement visible quelques mètres plus loin, au niveau des piliers du commissariat.

-    Maison du Chamarier (au n°… rue St Jean) :
La pierre jaune de Couzon là encore constitue la majeure partie des fenêtres. Au fond de la cour un puits et une fontaine sont constitués à la base de Choin de Villebois et en partie supérieure de Pierre de Lucenay.

Cathédrale St Jean :
Une antique cathédrale, fondée au IVème siècle et dédiée à St Jean-Baptiste est reconstruite à partir de 1175. Les travaux se terminent au XVème siècle, ce qui offre aujourd’hui une chronologie architecturale de 4 siècles, du roman au gothique d’est en ouest. La façade a été mutilée lors des guerres de religion (baron des Adrets).
Il est intéressant d’approcher la cathédrale par le côté nord, où l’on peut voir l’arche subsistante de la première cathédrale (en Pierre de Lucenay). Le corps de la cathédrale est nettement constitué à sa base de Choin du Bugey, très blanc (réemploi de matériaux romains, les trous carrés visibles dans les blocs correspondent à des emplacements de poutres en bois à l’époque où ces blocs appartenaient à une structure comme celle de l’amphithéâtre…ces blocs proviendraient entre autres du forum romain), le reste du corps de la cathédrale étant en Pierre de Lucenay.
Sur le parvis de la cathédrale, la fontaine est un bel exemple de Choin de Villebois plus travaillé que les autres blocs étudiés jusqu’alors. La façade de la cathédrale présente des blocs plus clairs (Pierre du Midi), du Choin du Bugey et Choin de Villebois à la base, de la Pierre de Lucenay pour le corps. À la base sont également visibles des blocs de Cipolin, témoins du réemploi de futs de colonnes romaines. Vers la droite de l’édifice, dans les décorations, une ammonite à tête de lièvre est une copie tellement réussie d’un fossile réellement existant qu’elle en est reconnaissable : il s’agit d’Hildoceras bifrons. Au niveau de la petite place située entre la cathédrale et le métro Vieux Lyon des ammonites de belle taille sont visibles en coupe…

 


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     Lien vers le fichier Google Earth kmz

 

     Dossier photo téléchargeable

  

     Précautions, sécurité

Rien de particulier à signaler, les rues indiquées sont peu passantes ou piétonnes, et la descente depuis la basilique de Fourvière ne présente aucune difficulté.
 

     Comment s'y rendre?

L'itinéraire qui mène à l'amphithéâtre de Fourvière puis à la basilique permet de redescendre vers le Vieux Lyon par un escalier (indiqué sur la Google map). Il est toutefois possible de choisir une autre approche, et d'aller directement dans les rues du Vieux Lyon, quais ouest de la Saône, en sortant au métro Vieux Lyon par exemple, ou à pied depuis la presqu'île.