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La baisse récente de la concentration en dioxygène est-elle d'origine anthropique?

D'après un rapport scientifique du Centre for Isotope Research
et relu par

 

Les premières mesures européennes ont été effectuées par le CIO à Groningen (Nederland) en 1996. Le graphe ci-dessous montre une série de mesures effectuées sur 24h à la station de Kollumerwaard (30 km au Nord-Ouest de Groningue). La station est entourée de champs avec à proximité des portions boisées. Les échantillons d'air sont prélevés à 8 m au dessus du sol pendant 24 h. 

 

 

 

co2_o2.gif

 

 

 

Le graphe( a ) présente les variations de concentration en CO2 avec un minimum dans l'après-midi du 17 mars et un maximum en début de nuit.
Le graphe( b ) présente les résultats de 14 analyses de la déviation du rapport O2/N2 par rapport à une référence (en per meg). 

On observe à l'oeil nu une corrélation négative entre le rapport O2/N2 et la concentration de CO2. Lors du pic de CO2, on observe un minimum du rapport O2/N2

 

 

AG-11L.gif

 

 

   La bonne corrélation entre la concentration de CO2 et le rapport de O2/N2 est montrée. Le rapport de la diminution en O2/N2 contre l'augmentation de CO2 est -6,4 ± 0.5 per meg/ppm. La distinction entre l'origine fossile et biosphérique du CO2 n'aurait pas pu être faite par des mesures de 14CO2 sur un cycle journalier. Cependant, le rapport calculé ici se trouve entre les rapports prévus pour la combustion des carburants fossiles ( -9,4 par meg/ppm pour les combustibles gazeux) et les sources biosphériques (autour -5 par meg/ppm).

Sachant que 1ppm correspond à 4,8 per meg , la relation trouvée là montre qu'une augmentation de 1 ppmv de CO2 correspond à une diminution de 1,33 ppmv d'O2 . Les mécanismes respiratoires et fermentaires donnerait un rapport de 1,04 ppmv d'O2 par ppmv de CO2 alors que la combustion des carburants gazeux donnerait un rapport de 1,96 ppmv d'O2 par ppmv de CO2 (1,4 pour la combustion de l'ensemble des carburants fossiles). 

Bilan : 

   Les mesures simultanées sur une journée des concentrations en O2 et en CO2 ont montré que les variations ne sont pas uniquement liées aux mécanismes biologiques de photosynthèse et de respiration mais également , pour une part non négligeable, à la combustion des carburants fossiles. 

La baisse de la concentration en O2 observées récemment serait donc liée en partie à la combustion des carburants fossiles. 

On ne peut écarter les conséquences du déboisement (Diminution de la photosynthèse et augmentation des mécanismes respiratoires) mais ceux-ci sont de toute manière également une perturbation du cycle du Carbone provoquée par l'activité humaine.