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Le défi central de la simulation Cop

Par Françoise Morel-Deville Dernière modification 15/01/2019 14:03

Le "pitch" du jeu

Comment respecter l'accord de Paris - qui prolonge le protocole de Kyoto en 2020 -  de maintenir l’augmentation de la température mondiale en deçà de +2°C en 2100 alors que le monde se trouve sur un chemin allant de 3,2 – 4.5 °C ?

Le contexte international  

Tous les analystes constatent qu’il y a un écart substantiel entre ce que les gouvernements ont promis à la Cop21 de Paris en 2015 et le total des actions qu’ils ont mis en place jusqu’à aujourd’hui.  Ainsi, les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter d’environ 15 % depuis 2010 et jusqu’à 2030 alors que nous devrions au minimum les stabiliser dès aujourd’hui, voire les diminuer de 20 % (voir la courbe ci-après).

Cela veut dire que pour maintenir l’objectif d’un réchauffement à +2°C d’ici à 2100, tous les gouvernements doivent de façon significative durcir les contributions nationales qu’ils ont déjà proposées, et qu’ils doivent collectivement réduire les émissions globales.

Selon les scientifiques, ces réductions doivent atteindre au moins 12 à 15 GtC02e en 2025 et 17-21 GTCO2e en 2030. 

Légende : Toutes les promesses des gouvernements  tracent des trajectoires bien au-dessus des objectifs de 1.5°C ou 2°C. En rouge : les promesses déposées à la Cop21. En bleu :  les projections des efforts réels. En vert : la projection des augmentations d’émissions actuelles si on ne change rien en gris, les objectifs +2 et +1,5.
Source :  https://climateactiontracker.org

Débattre et négocier s’apprend 

Pendant une journée, les délégations de lycéens se retrouvent pour débattre sur le modèle des sessions des Nations Unies sur le changement climatique (Conférences des parties ou COP).  Chaque groupe de lycéens représente une délégation étatique signataire de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Cette convention-cadre est un traité international qui a pour objectif de limiter  les émissions de gaz à effet de serre produites par les activités humaines en vue d’éviter une perturbation majeure du système climatique. Ce traité ne contraint pas chaque pays à s’engager individuellement. Au contraire, la méthode onusienne fait le pari d’une progression collective des efforts par un contrôle des pairs. Les Parties devront donc négocier pour progresser collectivement – et pas seulement les pays riches – pour prendre leur part de l’effort général allant dans le sens d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Or, quand on entre dans les détails des sommets sur le climat, les intérêts nationaux prévalent.

Les négociateurs des gouvernements devront démontrer qu’ils sont prêts à œuvrer concrètement pour :

  1. s’engager très rapidement dans une transition énergétique bas-carbone ;
  2. prendre des mesures techniques et financières courageuses, en particulier dans les pays en développement, pour limiter et s’adapter aux impacts croissants des changements climatiques ;
  3. répartir l’effort entre pays riches et pays pauvres et renforcer la solidarité climatique envers les pays et les populations les plus pauvres par des aides financières et des transferts technologiques au bénéfice des pays les moins avancés.

Chaque délégation exposera à la tribune la politique de son gouvernement en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et la panoplie des mesures répondant aux besoins et aux capacités des populations locales pour lutter contre le changement climatique. Deux ou trois minutes seront allouées à chacun des pays lors d’un premier tour. Avant de soumettre leurs résolutions, le comité d’organisation veillera au respect des formes dans chaque délégation, ainsi qu’au protocole onusien avec un discours d’ouverture de la ou du secrétaire général(e) qui appellera les participants à faire bouger le monde sur la question du climat.

Le climat est un bien commun et l’objectif est d’arriver à maintenir l’augmentation de la température mondiale en deçà de +2°C en 2100.  Chaque délégation aura à penser ce bien commun lorsqu’il défendra ses propres intérêts et ceux de son gouvernement. Il faudra donc que les joueurs connaissent bien les atouts de leur pays, qu’ils identifient leurs alliés et leurs « ennemis », avant d’intervenir en tribune pour exposer leurs propositions.

L'ONU suit le principe d’«un pays, une voix». Cependant, les Etats ont compris depuis longtemps que l’union faisait la force. Rien n’empêche qu’ils s’organisent en groupes régionaux (Europe, Asie, Afrique…) et en coalitions d’intérêts, redessinant de fait la carte du monde, avec une nouvelle géographie climatique.

Le jeu est un exercice de rhétorique et de vocabulaire, un jeu de politicien, de gestes, de rôle en équipe, de lobbying et de coalitions, de confrontation et de conviction

Car dans les COP, les négociateurs ne sont pas des experts ès climat. Ils appartiennent d’abord au corps des diplomates dans lequel on manie les verbes, adverbes et adjectifs avec précision. Il faut parvenir à un accord, ne froisser personne, ne pas dire trop crument les vérités qui dérangent, ménager les susceptibilités, gommer les différences, etc. Il faut structurer les propositions des parties, être en ligne avec les objectifs internationaux, adopter une logique constructive. Ces propositions susciteront applaudissements, polémiques ou huées. Pas grave : c’est le quotidien de la diplomatie internationale !

Trailer 

Il existe de nombreuses vidéos pour comprendre le changement climatique en quelques minutes. Par exemple :

Le Monde planète