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Chine

Aujourd'hui, la Chine est le premier pollueur au monde, dépassant de loin les USA (deuxième) et l’Inde (troisième). En même temps, la Chine est aussi le premier producteur de panneaux solaires car elle investit massivement dans les énergies positives!

Selon les dernières données prises en compte par les Nations Unies et portant sur l’année 2012, les émissions chinoises de GES liées à la combustion d’énergie atteignent 8 205,9 millions de tonnes équivalent CO2 (environ 7,7-8 teCO2/habitant), soit plus d’un quart du total mondial. Ces émissions sont dues à près de 82% à la combustion de charbon. Elles ont été multipliées par 2,5 entre 2000 et en 2012. Le charbon compte encore pour 68% de l’énergie primaire consommée par la Chine.

La Chine est donc le principal producteur et consommateur mondial de charbon depuis le début des années 1980. Elle est également le plus gros émetteur de GES de la planète en valeur absolue.

Mais rien n'est simple au pays du soleil levant. La Chine est un grand pays fait de multiples contrastes. Avec plus de 1,3 milliards d'habitants, soit le sixième de la population mondiale, la Chine est à la fois fermée aux influences étrangères et un poids lourd de l'économie mondialisée. Seul pays à avoir hissé son PIB (taux de croissance annuel) au-dessus des 10 000 milliards de dollars (9 197 milliards d’euros) avec les Etats-unis, les Bourses de Shanghaï et Shanzhen sont les donneurs d'ordre du monde. Cette puissance économique, la Chine la doit à l'" économie socialiste de marché ", une politique d’ouverture "adaptée aux réalités chinoises" qque les dirigeants chinois adoptent à la mort de Mao Zedong, en 1978. En moins de quarante ans d'un capitalisme agressif et contrôlé par l’état et le Parti communiste, la Chine s'insère dans le système économique libéral mondial et devient la première puissance économique du monde (publication janvier 2015).

Pendant cette période, la société chinoise connait des bouleversements sans précédents. Historiquement paysanne, elle se constitue en une classe moyenne urbaine mondialisée et avide de consommation (15 % de la population actuelle vit dans les grandes métropoles). L'amélioration du niveau de vie se vérifie par une augmentation spectaculaire du revenu annuel, du niveau de consommation, de l’espérance de vie, de l’éducation. Certes tout n'est pas rose dans la Chine moderne, les droits de l'homme, la pollution etc.

Cependant, la production et la consommation chinoise de charbon auraient baissé de près de 3% en 2014, ce qui constitue la première baisse depuis 14 ans. Cette évolution pourrait permettre d’atteindre un pic des émissions de GES avant 2030. COP21 : La Chine dépose officiellement sa contribution. Précisons également que les émissions chinoises doivent être analysées au regard de la population du pays : avec plus de 1,3 milliard de personnes, le pays ne se situe qu’en 48e position en matière d’émissions de GES par habitant (6,1 tonnes de CO2e par personne).

En novembre 2014, La Chine a signé un accord historique sur le climat avec les États-Unis, ce qui clôt leur différend depuis Kyoto. Les deux pays représentent aujourd’hui 42 % des émissions de CO2 de la planète. La Chine s’est engagée à baisser ses émissions de CO2 à partir de 2030 et à produire, à cet horizon, 20 % de son électricité à partir d’énergies décarbonées. Les États-Unis se sont engagés à réduire de 26 à 28 % leurs émissions de CO2 en 2025 par rapport à 2005. Les deux pays sont très actifs en matière de brevets sur les technologies vertes et exercent une pression sur le secteur financier (banques, fonds de pensions compagnies d'assurance) pour qu'ils investissent dans une économie mondiale bas carbone.

La contribution INDC de la Chine donne des engagements forts dans tous les secteurs (transport, énergie, agriculture) et dans sa contribution financière pour les pays en développement. Pekin énonce trois grand objectifs : atteindre le pic de ses émissions de CO2 aux environs de 2030 et faire le maximum pour atteindre ce pic plus tôt; baisser l'intensité carbone (émissions de CO2 rapportées au PIB) de 60 à 65% par rapport à 2005 (elles ont déjà été réduites de 33,8% en 2014 par rapport à 2005) et porter sa part aux énergies non fossiles (renouvelables et nucléaire) dans la consommation énergétique primaire à environ 20% (contre 11,2% en 2014). Le pays se fixe comme objectif complémentaire d’augmenter le volume de son stock forestier de 4,5 milliards de m3 par rapport au niveau de 2005 pour absorber le dioxyde de carbone. La Chine espère être partenaire pour la préparation du REDD+ pour mettre en place sa politique nationale de réduction de ses émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts. PLusieursd pays d'Asie du Sud-Est sont déjà soutenus par le programme ONU-REDD. Pekin dit vouloir « contrôler » la consommation de charbon et avoir davantage recours au « charbon propre » en modernisant les centrales et en les associant à des systèmes de capture du CO2 pour baisser les émissions de GES dans ces nouvelles centrales à charbon.

Ainsi, la Chine prend le tournant de la transition énergétique et assume son statut de grande puissance en s'engageant à verser 3 milliards de dollars pour aider les pays en développement à faire leur transition énergétique.

Notons que le thème de la réduction des subventions aux énergies fossiles ré-émerge à la Cop21. L’AIE (Agence internationale pour l’Énergie) et le FMI estiment qu’en 2013 les subventions aux fossiles représentaient dans le monde plus de 500 Mrds de dollars. La réduction, voire l’arrêt de ces subventions favoriserait l’efficacité énergétique et permettrait de financer le Fonds vert i.e. les investissements nécessaires au développement des énergies décarbonées. Plusieurs pays se sont engagés dans ce sens : Koweït, Iran, Chine, Indonésie, etc.

Résumé de la contribution de la Chine sur maCOP21

La note de la Chine par CAT.

Note par Climate Interactive

La Chine possède les plus grandes réserves mondiales de charbon Connaissance des énergies

Le charbon, un défi chinois plus gros que prévu Libération du 4 novembre 2015

Sous le Dôme, le film sur la pollution qui secoue la Chine Libération du 3 mars 2015

La Chine brûle beaucoup plus de charbon qu’elle ne le pensait Le monde du 4 novembre 2015

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