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Inde

L'Inde est un acteur-clé du changement climatique. A la fois pays émergent et troisième puissance économique mondiale, premier foyer de pauvreté et champion de la croissance sur laquelle repose aujourd'hui une partie de l'économie mondiale, l'Inde va continuer à se développer et son rôle est appelé à croitre dans le monde de demain. L'Inde pèsera de tout son poids sur les négociations de la Cop21 et pèsera encore plus lors des prochaines éditions de la Cop.

Sous-continent peuplé de 1,3 milliard d'habitants, l’Inde est devenue le troisième pollueur au monde (6% des émissions de GES, 2,2teCO2/habitant), derrière la Chine (1) et les USA (2). Ses émissions ont augmenté de 67% entre 1990 et 2012 et si rien n’est fait pour changer son modèle de développement, celles-ci devraient presque doubler d’ici à 2030 ce qui ferait du pays le deuxième émetteur de gaz à effet de serre au monde, juste derrière la Chine. L'Inde connaît l’une des plus fortes croissances au monde, comprise entre 7 % et 8 %, avec une explosion démographique et devient un géant industriel et urbain qui accueillera dans ses villes 500 millions d’habitants supplémentaires d’ici à 2050. Les mégapoles indiennes énergivores et parmi les plus polluées au monde affichent des émissions de gaz à effet de serre seize fois plus importantes que dans les zones rurales. Et ce développement laisse 300 millions d’Indiens vivre encore sans électricité et dans une pauvreté extrême qui frappe près de un habitant sur cinq (un habitant n'émet en moyenne que 2,3 teCO2 par an, soit 5 fois moins qu'un Européen et 10 fois moins qu'un Américain).

Difficile pour New Delhi d’échapper à ce constat.

Dans sa contribution, l’Inde veut continuer à se développer mais elle est prête à infléchir son mode de développement pour agir en faveur de la planète. Car le pays est une des principales victimes du dérèglement climatique. Avec le réchauffement des températures, les précipitations pendant la mousson seront plus abondantes et de courte durée, mettant en danger la production agricole du pays, la fonte des glaciers de l’Himalaya aggravera les risques de crue dans la plaine du Gange, et les cyclones seront plus nombreux à balayer la côte est du pays. Les coûts du réchauffement seront sociaux, économiques et environnementaux. L’Inde évalue ces pertes à 1,8 % de son PIB annuel jusqu’en 2050.

L'Inde s’engage à réduire de 33 % à 35 % l’intensité carbone de son PIB d’ici à 2030, par rapport au niveau de 2005. Ce qui n'est pas suffisant selon la Fondation Nicolas Hulot car cela voudrait dire que ses émissions seraient multipliées par 2,4 d'ici à 2030 par rapport à 2012. La contribution met l'accent surr le niveau d’émissions par habitant, lequel est 10 fois inférieur à celui des États-Unis et 4 fois inférieur à celui de la Chine. Quand les négociateurs des pays développés s’alarment de l’augmentation des émissions indiennes, New Delhi les renvoie à leur responsabilité historique dans la situation actuelle et demande plus de « justice climatique ». Les négociateurs indiens font remarquer que si les usines sont aussi nombreuses et polluantes en Inde ou en Chine, c’est pour répondre à la demande des pays riches dont le mode de vie consumériste est à la racine du changement climatique.

Si l'Inde ne se donne pas un objectif contraignant de réduction des émissions de gaz à effet de serre, si elle n'abandonne pas le développement de son énergie nucléaire et fait l'impasse sur les centrales à charbon "propre", la transition énergétique figure tout de même dans son plan climat. Les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, éléments clés pour un avenir bas-carbone durable, constituent un bon point du plan climat de l’Inde. L’objectif relatif aux énergies renouvelables, notamment, peut non seulement mener à une révolution sur le secteur-même mais aussi permettre à 300 millions de personnes d’avoir accès à l’énergie. Parvenir à des objectifs de cette ampleur devrait aussi permettre d’accélérer la transition énergétique dans d’autres pays voisins, comme la Chine. Avec ce projet, l'Inde va négocier son adaptation pour que la communauté internationale soutienne cette ambition à travers d'importants moyens technologiques, financiers et de renforcement de capacité. L’Inde a devant elle une formidable opportunité : ses villes, ses réseaux de transports du futur, son développement, peuvent encore être conçus de façon à limiter la consommation d’énergie. Le pays évalue à 2 500 milliards de dollars l’ensemble des actions qui doivent être engagées en matière de climat.

Un fonds d’adaptation national pour le changement climatique a été mis en place par le gouvernement indien avec un financement d’environ 18 millions de dollars. Ce fonds doit permettre de multiplier par trente la production solaire d’énergie, à 100 000 mégawatts d’ici à 2022, un objectif jugé ambitieux par de nombreux experts. Même si cet horizon est atteint, 40 % de la consommation énergétique indienne dépendra encore du charbon en 2022.

Les experts et ONG comme WWF soulignent cet effort de l'Inde à ce que 40% de son électricité soit produite à partir d’énergie décarbonée en 2030.

Déclaration sur France Diplomatie.

Résume de la contribution de l'Inde par maCOP21

La note de l'Inde par CAT.

Le scoreboard de l'Inde par Climate interactive

Analyse par Novethic

Le thermomètre des engagements et des financements de la Fondation Nicola Hulot