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Union européenne et autres pays de l'Europe

Espace privé des négociateurs européens

L’Union européenne et ses 28 Etats membres font partie des pays industrialisés classés dans l'Annexe1 de la Convention des Nations Unies au même titre que l'OCDE depuis 1992 et des pays en économie de transition (EIT Parties) qui comprennent la Russie, les États baltes, de l'Europe Centrale ou de l'Est. Les vingt-huit membres de l'Union européenne s’entendent en amont avant de pousser des positions communes dans les négociations. En tant qu’organisation d’intégration économique, l’Union est une partie à part entière à la Convention, mais n’a pas de droit de vote séparé de celui de ses membres. La présidence, qui change tous les six mois, est en ce moment assurée par le Luxembourg.

L'UE émet près de 10% des émissions annuelles de gaz à effet de serre dans le monde. L'UE voulait être ambitieuse en annonçant la première sa contribution (6 mars 2015). Celle-ci repose uniquement sur une réduction des émissions de GES sur son sol. Elle s'appuie sur les objectifs climat-énergie pour 2030 adoptés en Conseil européen en octobre dernier et dans lesquels l'UE s’engage à réduire les émissions de GES d’au moins 40% d’ici à 2030 par rapport à 1990. Puis de les réduire de 80 à 95% d’ici à 2050. La promesse européenne d'investissement sur les renouvelables reste timide (27% alors qu'elle pourrait aller vers au moins 45%), ce qui lui permettrait d'envisager une réduction des émissions de 50% au moins. Cette timidité est due aux États anti-renouvelables , comme la Pologne, ou pro-nucléaires comme la France.

Les analystes estiment que cette contribution est insuffisante par rapport à la part qui incombe aux 28 pays de l'UE et par rapport aux objectifs de maintenir la hausse des températures à + 2°C. D'ici Paris, ces pays européens pourraient utilement renforcer leurs contributions notamment en rehaussant leurs engagements à -50% et en actionnant tous les leviers pour faire des économies d'énergies, réduire les importations de gaz , de charbon et de pétrole, et accroitre l'efficacité énergétique et le renouvelable. L'UE a les moyen de faire cet effort, et elle a déjà réduit ses émissions de 25 à 27% au delà des 20% qu'elle avait initialement prévu pour 2020. La négociation de l'UE va porter sur l'effort de réduction des émissions avec les pays industrialisés les plus émetteurs (G7 et G20) pour rehausser leurs ambitions et investir dans la transition énergétique (USA, Chine, Inde). Les pays très pollueurs ou très émetteurs par habitant devront revoir leurs efforts (Russie, Japon, Corée du Sud, Australie, Canada, Indonésie, Afrique du Sud, Argentine) car leurs contributions ne sont pas compatibles avec les enjeux. COP21 : La proposition européenne détailllée, Voici la note donnée pour l'UE par Climate Action tracker et L'essentiel de la contribution UE sur maCOP21.

L'agence européenne de l'environnement EEA publie en 2017 une étude Changement climatique, impacts et vulnérabilité en Europe dans laquelle elle annonce que le continent est déjà durement touché par le CC. Cette étude rassemble les observatyions d'un grand nombre d'institutions scientifiques européennes. Les épisodes extrêmes(vagues de chaleur, sécheresse méditerranéenne sévères, vents violents au Nord, tempêtes littorales et érosion des côtes, augmentation des températures marines et acidification, pluies intenses) sont plus fréquents partout dans le continent. La concentration en CO2 dans l'atmosphère atteint 440 ppm en 2016. Ces changements importants causent des dommages écologiques considérables, ils menacent les activités humaines, en particulier l'agriculture, les systèmes d’approvisionnement énergétique et les infrastructures de transports. Ils ont un impact économique, sociétal et sur la santé des européens.

Au niveau domestique, l'UE va concentrer ses efforts autour du développement d'innovations technologiques pour utiliser plus efficacement les ressources et autour de mesures préventives et adaptatives pour protéger la santé et le bien-être des populations

Au niveau international, les négociations de l'UE vont porter sur sa contribution financière et les mesures d'adaptation des pays du Sud. Les pays de l'Annexe 1, dont fait partie l'UE, la Chine, l'Inde doivent avancer sur la mobilisation des 100 milliards par an promis lors de la Cop15 à Copenhague. Ces fonds (publics et privés induits par des fonds publics) devront augmenter rapidement après 2020 pour permettre aux pays en développement et aux pays les plus pauvres de s'engager dans une économie à bas carbone et de prendre des mesures pour s’adapter aux dérèglements climatiques. Quelques promesses (doublement des financements climat) ont été faites à la conférence de Lima en octobre 2015. Celle ci doivent s’accompagner de mesures de financement claires car pour l'instant, l'UE ne s'est pas véritablement positionnée sur les questions de justice climatique entre pays du Nord et pays du Sud notamment, alors que beaucoup attendent qu'elle soit un trait d’union entre le G77 (bloc de 133 pays en développement et gros émergents) et le groupe Parapluie (pays industrialisés).Le rapport de l'OCDE du 9 octobre 2015 à Lima.

Le CO2 baisse, au secours !, Jean-Marc Jancovici

Le paquet Energie-Climat européen .

les objectifs européens 2020 Energie-Climat très ambitieux

En détail les objectifs Energie-Climat de la France

Peut-on Sauver nos forêts La Recherche Septembre 2015

 

Allemagne

L'Allemagne finance un programme des Nations Unies pour aider huit pays à revoir leur stratégies d'adaptation au changement climatique via la FAO. Ce programme annoncé le 1er septembre 2015 concerne l’agriculture et la sécurité alimentaire. Les pays concernés sont: Népal, Kenya, Philippines Thaïlande, Ouganda, Uruguay, Vietnam et Zambie.

 

France

* la France s'engage dans le financement pour lutter contre le dérèglement climatique : La question du financement de la lutte contre le dérèglement climatique sera l’un des piliers de Paris 2015. Le Fonds Vert, dont la première capitalisation a permis d’atteindre 9,3 milliards de dollars - dont une contribution d’un milliard de la France, sera crucial pour créer de la confiance et mobiliser les investisseurs privés. Lors de l'Assemblée Générale de l'ONU, François Hollande a annoncé que ses financements publics climat passeraient de 3 milliards à 5 milliards en 2020 (sous la forme de prêts). La France promeut également des financements innovants en faveur du climat dans le cadre de l'Agence française de développement (AFD), et de négociations européennes pour aller vers une taxe sur les transactions financières (TTF) et les instruments de marché dans les transports aériens et maritimes internationaux, taxe qui permettrait de lever des fonds considérables. La France soutient également une tarification carbone (taxe ou système de quotas) dans le transport international pour réduire au plan mondial les émissions en forte croissance dans ces secteurs (plan qui entrerait en vigueur en 2020).

Negawatt publie un scenario énergétique permettant à la France d'atteindre une production 100% renouvelable d'ici à 2050

Les chiffres clés énergies-climat en France Fiche repère des financements innovants de la France en faveur du climat

Le moustique tigre progresse en France : géographie d’une espèce invasiveGéoconfluences, 27/05/2014

Une vague de chaleur meurtrière : les enseignements de l'été 2003 en France Géoconfluences, 10/09/2004

la loi sur la transition énergétique analysée par le reseau Action Climat France

 

Rhône-Alpes

Observatoire régional des effets du changement climatique (ORECC)

Plan Energie-Climat Rhône-Alpes (DREAL)

INRA Rhône-Alpes

Graine Rhône-Alpes

Maison rhôdanienne de l'environnement

Rapport Météo-France sur le climat de la région lyonnaise : actuel, évolution

 

Norvège

La Norvège a envoyé sa contribution le 27 mars 2015 : Elle affiche un objectif de réduction d’au moins 40% de ses émissions d’ici à 2030 par rapport à 1990, qui s’aligne sur celui de l’Union européenne. La Norvège souhaite une réalisation commune de son objectif de réduction d’émissions avec l’UE, dans la continuité de sa participation au marché carbone européen. Dans ces conditions, il n’est pas prévu d’utiliser de crédits internationaux.

voici la note donnée pour la Norvège par Climate action tracker

 

La Suisse

La Suisse (0,1% des émissions mondiales) a déposé sa contribution le 27 février 2015 : La Suisse s’engage à réduire de 50% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à 1990, avec seulement 30% des efforts de réduction réalisés sur son sol. Le restant serait assuré par l’appui de projets de réduction à l’international et l’achat de crédits internationaux (crédits carbone). La note donnée à la Suisse par Climate Action tracker

 

Islande Liechtenstein et Andorre

Le Liechtenstein a envoyé sa contribution le 23 avril 2015 et annonce un objectif de 40% d’ici 2030 par rapport à 1990. A l’instar de l’INDC suisse, l’effort va reposer en majorité sur les réductions domestiques, ainsi que sur l’usage de crédits internationaux.

La contribution d’Andorre du 30 avril 2015 prévoit une réduction de 37% d’ici à 2030. Cet effort sera fait dans les secteurs de l’énergie et des déchets, qui représentent la quasi-totalité des émissions andorranes de gaz à effet de serre.

L'Islande (0,01 % des émissions mondiales) s'aligne sur l'UE et s'engage à faire au moins 40% de réduction de GES d'ici 2030.

 

la Serbie et la Macédoine

La Serbie pourtant candidate à l’entrée dans l’UE, ne s'engage que sur une baisse de 9,8% en 2030 par rapport à 1990.Un effort jugé très modeste qui conduirait des émissions de 9,6teCO2/habitant,soit près du double de celles du reste de l’Union européenne. La Macédoine s'engage à une diminution située autour de 30% de ses émissions de CO2 (qui correspondent à 80% des émissions de GES dans ce pays sans réelle politique climat).

 

La Turquie

La contribution de la Turquie (octobre 2015) n'annonce pas baisser les émissions de GES et reste sur une tendance actuelle (BAU) qui conduira à les augmenter de 134 % d'ici à 2030 par rapport à 2010. Cette annonce est problématique pour la Turquie qui accueille le G20 le 15 novembre juste avant le lancement de la Cop21 L'analyse de la Turquie par CAT