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Impact de l'homme sur la production primaire continentale à l'échelle mondiale

Modélisation quantitative à l'échelle mondiale de l'impact de l'activité humaine sur la production primaire

 1- La production primaire nette sans présence humaine

 

La modélisation de la production potentielle des différentes zones de la planète permet d'estimer quelle serait la production végétale sans l'intervention de l'homme. Celle-ci prend en compte les données climatiques actuelles et les ressources potentielles d'un sol et d'une atmosphère non dégradée. Elle intègre en quelque sorte une biosphère à l'état 0. Celle-ci est d'ailleurs nommée végétation potentielle ou Net Primary Productivity à l'état 0 ou NPP°.

Voici son évaluation (exprimée en Gramme de carbone intégrée dans la matière végétale par unité de surface (m2) et par an).

 carte NPP0

 

 Source : Institut für Soziale Ökologie - Université de  Klagenfurt - Autriche

 

 2- La production primaire nette actuelle

 

La production primaire nette est mesurée puis extrapolée à l'ensemble du globe. En voici une représentation cartographique.

 NPP actuelle

Source : Institut für Soziale Ökologie - Université de  Klagenfurt - Autriche

 

 3- Interprétations des différences entre une production végétale potentielle (sans intervention humaine) et la production constatée

 

 

Différentiel entre la végétation potentielle et la végétation actuelle

 

 

La méthode de calcul de l'impact humain dans un premier temps consiste à comparer la végétation potentielle et la végétation actuelle. Le différentiel est dû à l'activité humaine. 

Il permet d'évaluer l'impact de l'homme sur la production végétale.

On mesure ici la variation de productivité primaire imputable à l'action anthropique (variation en % par rapport à une production primaire sans aucun impact anthropique).

 

HANPP -Productivité primaire nette impactée par l’homme

 Source : Institut für Soziale Ökologie - Université de  Klagenfurt - Autriche

 4- Une zone géographique où l'impact de l'homme est très disparate : l'Afrique du Nord-Est

 

 A l'échelle mondiale, plusieurs zones présentent les deux secteurs extrêmes :

* En bleu, nous trouvons des zones où la production primaire induite par l'homme est beaucoup plus élevée qu'à l'état naturel.

- Ces zones potentiellement désertiques vont produire sous l'influence de l'homme une masse végétale beaucoup plus importante.

- On y trouve alors  des zones où la production intensive permet une production végétale un peu plus élevée que la production primaire issue du climax primaire (biome) de la zone climatique.

 Ainsi, l'Afrique du nord-est présente des extrêmes remarquables comme le montre cette carte.

Nord-Afrique : impact de l’homme sur la NPP potentielle  

Variation en pourcentage entre la production primaire  actuelle et la production végétale potentielle (sans intervention humaine)

En 2 - On peut sur ce secteur remarquer des zones bleues où l'homme réussit par ses aménagements à produire plus de végétaux, là où les facteurs (sécheresse) auraient dû limiter la croissance végétale.

- Exemple: les zones de culture désertique du Sahara (.kmz- google earth)

 En 1 - D'autres secteurs ont été surexploités, transformés (sol - végétation arborée) et fournissent aujourd'hui une production relativement limitée.

- Exemple : la forêt primaire méditerranéenne de Cyrénaïque et de la côte est tunisienne, remplacée par des plantations sur un sol érodé ou des zones urbaines. 

                Source: Institut für Soziale Ökologie - Université de Klagenfurt - Autriche   

 

5- Une légère disparité productive en Europe

 

Europe de l’Ouest : Impact de l’homme sur la NPP potentielle

 

 

 En Europe de l'ouest, nous pouvons estimer d'après ce modèle une disparité étonnante : certaines zones du nord de l'Europe (GB, Allemagne, Benelux) gagnent en production primaire par rapport à un état naturel, tout comme certaines zones côtières (Portugal, littoral méditerranéen français et italien). Globalement, la productivité primaire au sud de l'Europe (Espagne, plaine du Po) semble moins bonne qu'à l'état naturel dans l'Europe du sud. Les effets de frontière (Benelux-Allemagne/France) peuvent être interrogés : ceci est-il lié à des différences de méthodes de mesure ou des différences de condition de cultures ?


 Globalement on peut  remarquer qu'à la surface de la Terre, la végétation actuelle n'est pas aussi productive que la végétation potentielle. D'un point de vue du volume végétal, les zones où l'action de l'homme est favorable sont, selon ce modèle, assez rares (zones bleu de la carte).